AU DEPART, TOUT ETAIT BIO

Le concept de l’agriculture bio est récent et résulte de la transformation de l’agriculture (bio) en une agriculture recourant largement à la chimie (pétrole) pour lutter contre les parasites, maladies, mauvaises herbes et pour enrichir le sol.

 AU LENDEMAIN DE LA SECONDE GUERRE MONDIALE, L’AGRICULTURE POUVAIT DIFFICILEMENT REPONDRE AUX BESOINS DE LA POPULATION. NOUS ETIONS DANS UNE SITUATION PROCHE DE LA FAMINE.

Les pouvoirs publics interviennent massivement. Encore aujourd’hui, l’agriculture représente 50% du budget communautaire. Contrairement à ce qui se passe à la même époque dans les pays de l’Est aux économies planifiées, cet interventionalisme de l’Etat conjugué aux progrès de la mécanisation et de la chimie fait mouche. La productivité augmente en flèche au point que l’Europe ne sait plus que faire de ses excédents agricoles. 

 

AU DEBUT, C’ETAIT MIRACULEUX

Les machines permettaient de travailler des surfaces beaucoup plus importantes en se fatiguant moins et d’élever plus de bêtes. La chimie permettait d’obtenir des rendements beaucoup plus élevés tout en limitant largement les pertes dues aux maladies et parasites. Les prix des produits agricoles étaient garantis par les pouvoirs publics… Que demander de plus ?

PETIT A PETIT, LES AGRICULTEURS DECOUVRENT LES DEGATS COLLATERAUX 

Les investissements en matériel performant sont lourds, les agriculteurs sont obligés de s’endetter. Ils deviennent pieds et poings liés à leur banque ce qui leur coupe toute marge de manœuvre.

Leur nombre ne cesse de diminuer. Autrefois, un lobby puissant et respecté, il ne représente plus grand chose dans la société d’aujourd’hui. Endettés, assistés, perturbateurs de la quiétude des citadins nouvellement installés à la campagne, ils ont perdu toute fierté.

Leur terre, leur capital, ne représente plus grand chose. Epuisée par de nombreuses années de (mono)culture intensive, elle n’est plus qu’un substrat apte à recevoir les nutriments spécifiques à la culture envisagée.

A force de réduire les obstacles (haies, clôtures, sentiers) aux passages sur leurs champs de machines toujours plus grandes, ils ont laissés partir dans les égouts sous l’action des grosses averses l’humus que leur terre contenait.

Ils se retrouvent en première ligne pour respirer et avaler les substances toxiques qu’ils manipulent. Certains y laisseront la vie.

Ces mêmes substances se retrouvent dans le produit fini ou dans l’environnement : pollution de l’air ou de la terre. Tout cela finit par s’infiltrer dans la nappe aquifère. Ce que vous n’aurez pas eu dans votre assiette, vous le recevrez dans votre verre d’eau 20 années plus tard.

Nos surplus sont exportés, voire donnés, aux pays du Tiers-Monde ce qui déstructure toute leur économie agraire. De leur coté, ils sont contrains de produire et exporter à très bas prix des produits agricoles qui une fois chez nous, produisent les mêmes effets.

L’Europe s’oriente vers la suppression des quotas de production et une libéralisation totale du marché. Désormais, un paysan Wallon devra travailler au même prix et avec les mêmes marges qu’un paysan Polonais ou provenant d’un pays émergeant.

 

UN BILAN PEU GLORIEUX POUR LA PLANETE

Finalement, l’agriculteur, cet écologiste avant l’heure, qui conjuguait les ressources renouvelables du sol, de l’eau et du soleil pour produire des aliments source d’énergie, est devenu un des premiers gaspilleurs des ressources de la planète. Si on fait le bilan énergétique d’une carotte : l’énergie qui aura été dépensée pour produire les engrais, pesticides, désherbants, les différents passages des machines sur le terrain, le nettoyage, l’emballage, le transport, la réfrigération de la carotte jusqu'à son achat par le consommateur final, on devine que le bilan énergétique est largement déficitaire. 

Avant 1950, on considérait que la production d'une calorie végétale consommait une demi-calorie. Actuellement, il en faut 20 fois plus dans l'agriculture conventionnelle. Tout cela n'est possible qu'avec un pétrole abondant et bon marché. Dans 20 ou 30 ans, lorsque le pétrole sera devenu rare et cher, l'agriculture bio s'imposera à toute la planète.

Actuellement, le pétrole est encore scandaleusement bon-marché. Un litre, même à 2 €, permet de déplacer très facilement un véhicule de plus d’une tonne pendant 15 km avec un moteur à explosion dont les 2/3 de l’énergie est perdue sous forme de chaleur. Sans pétrole et avec une pièce de 2 € en poche, essayer de faire déplacer votre véhicule de 15 km ?

Il n’y aura pas d’autres alternatives !

Les défis de demain sont gigantesques :

-         réchauffement climatique, perturbation sensible du climat dont les effets sont déjà perceptibles actuellement

-         rehaussement du niveau des mers, des zones habitables de plus en plus souvent inondées avec pour conséquence, de plus en plus de réfugiés climatiques

-         des terres agricoles sous le niveau de la mer devenues incultivables à cause de l’augmentation de la salinité, d’autres incultivables par manque de pluie ou de surexploitation agricole, d’érosion. Enfin, d’autres sacrifiées à des fins d’urbanisation

-         raréfaction des énergies fossiles, des matières premières

-         production excédentaire de gaz à effet de serre tels que le CO2 alors que les forêts subissent et continuent de subir une déforestation sans précédent

-         réduction sensible de la couche d’ozone et augmentation des cancers de la peau, nous le vivons déjà en direct

-         diminution inquiétante de la biodiversité

-         diminution des ressources de la mer (pèche)

-         gestion des déchets, des pollutions diverses sans oublier les pollutions nucléaires, électromagnétiques,…

-         accès de plus en plus difficile à l’eau potable

-         une population mondiale qui passerait de 6 milliards d’êtres à 9 en l’espace d’une à deux générations avec en même temps un phénomène de vieillissement des populations de la vieille Europe. Pour rappel, nous n’étions seulement qu’un million d’habitants sur cette planète il y a environ 10000 ans et un milliard vers 1840, 6 milliards en 2000

-         adapter ou changer de système économique. Le capitalisme, générateur de beaucoup d’inégalités, nous pousse à consommer toujours d’avantage. L’économie et un relatif bien-être ne peut se maintenir qu’avec une croissance d’un produit intérieur brut de minimum 2 % par année. Ce modèle, pourtant devenu universel, ne peut plus durer. Nous ne pourrons indéfiniment consommer 2% en plus tous les ans en acquérant sans cesse, par exemple, des biens de consommation dont la durée de vie est artificiellement réduite de 2% en moyenne chaque année.

Nous ne disposons d’aucune planète de rechange !

Notre terre serait vieille de 4467 millions d’années, les derniers dinosaures se seraient éteints il y a 65 millions d’années alors que le premier homme serait apparu il y a seulement 200.000 années.

Mais il nous aura fallu moins d’un siècle pour modifier de façon irréversible le climat. Un siècle à l’échelle de la terre, cela ne représente…que presque rien. Si l’on prenait pour échelle un trait d’un mm pour représenter 100 ans, il nous faudrait 44,67 km de papier pour représenter la terre depuis ses débuts !          

 

 

LE BIO : LES PRECURSEURS

-         La méthode de Sir Albert Howard développée d’abord en Inde et transposée ensuite en Angleterre s’appuie principalement sur le compostage de tous les déchets animaux et végétaux.

-         La méthode à base de poudre de roche mise au point en Suisse par Müller et Rusch. La fumure minérale à base de poudre de roche est systématiquement utilisée pour tous les types de sol et complétée par des scories de déphosphoration si le sol est trop acide ou du patenkali (sulfate de potasse et magnésie) si le sol est trop basique. La fertilisation organique est apportée par du compostage de surface et du mulching ainsi que des engrais verts lorsque l’espace entre deux cultures est suffisant. Le sol ne reste jamais à nu.

-         La méthode du compost de broussailles mise au point par Jean Pain. Vivant dans les Landes, il dispose d’énorme quantité de broussailles et il manque cruellement d’eau. Il broie et composte broussailles et matières végétales qu’il épand ensuite sur le sol sous forme d’une grosse couche d’environ 7 cm. Cela permet de ne plus devoir arroser ni retourner le sol. On évite également que ce dernier ne reste à nu.

-         La méthode Lemaire-Boucher s’inspire de la méthode de Sir Albert Howart mais se caractérise par l’utilisation de « maerl », matière fertilisante constituée d’algues marines (lithothammes) calcifiées, riches en calcium, en magnésium et en oligo-éléments. Il est soit incorporé au sol, soit pulvérisé. La fumure organique « fraîche », compostée maximum un mois, est également utilisée.

-     Les cultures associées préconisées par Gertrud Franck, une jardinière allemande. Elle constate que dans un jardin sauvage, le sol n’est jamais dénudé. Une multitude de plantes et d’animaux vivent en bonne harmonie. Aucune plante ne prend le dessus sur les autres. Elle préconise une culture en lignes distancées chacune de 50 cm avec au milieu un engrais vert. Chaque année, on décale les lignes de 25 cm. Le choix de ce qui va être semé dans les lignes est assez complexe. In y a des associations bénéfiques et d’autres qui sont à éviter. Cette méthode, difficile à appliquer dans la pratique, a donné naissance à un concept beaucoup plus récent : la permaculture.  

-         La méthode biodynamique préconisée par Rudolf Steiner, célèbre anthroposophe autrichien-hongrois (1861-1925). Il est quasi impossible de résumer l’œuvre de Steiner qui touche à la fois, la médecine, l’enseignement, l’agriculture,… Steiner a ses partisans inconditionnels qui ont fondé des écoles à pédagogie Steiner, des hôpitaux, une banque (Triodos), des produits cosmétiques (Weleda, Dr Hauschka) et agricoles (label Demeter). Le monde scientifique et philosophique rejette en bloc son œuvre tant celle-ci leur est inaccessible par son ésotérisme. Pour essayer de faire simple, le livre « Cultiver son potager » édité par Test Achat résume l’agriculture biodynamique comme suit :

« Les plantes nous servent de nourriture autant, sinon davantage, par les forces dont elles sont porteuses que par les éléments matériels qui les composent. »

Ces forces se manifestent par la « vitalité » des plantes, leur dynamisme.

Pour « vitaliser » les végétaux, on utilise des préparations « biodynamiques » capable de capter des énergies cosmiques et telluriques.

Ces préparations ou « préparats » sont obtenues à partir de plantes médicinales, de fumier ou de silice et utilisées à faible dose.

La doctrine biodynamique insiste surtout sur :

  • l’équilibre indispensable entre les différentes parties d’une chaîne naturelle : bétail, prés, cultures…
  • le respect des affinités entre plantes et animaux ;
  • l’importance des influences astrales et cosmiques è jardiner avec la lune

 

LES LABELS, UNE JOYEUSE CACOPHONIE

 Au début, le bio reste très marginal mais commence à avoir du succès. Le terme bio n’étant pas protégé, des personnes peu scrupuleuses qualifient de bio, par exemple des fruits présentant mal, pour les vendre 10 fois plus cher que leur valeur réelle. C’est à ce moment que des organismes privés comme Nature et Progrès France (création en 1964), Nature et progrès Belgique (création en 1976) ou L’Union des Agrobiologistes Belges élaborent chacun leur propre cahier des charges et délivrent leur label propre. Ce n’est qu’en 1991 que l’Union Européenne définit un cahier des charges commun à tout les Etats Membres. Les termes « bio » et « organic » deviennent protégés. Plus question d’autoproclamer « bio » tout et n’importe quoi. Il faut depuis impérativement se faire reconnaître et contrôler par un organisme reconnu, Ecocert ou Blik en Belgique. Les labels (concurrents) de Nature et Progrès et l’UNAB ne semblent plus avoir leur raison d’être. C’est alors que l’UNAB crée la marque « Biogarantie » et Nature et Progrès la mention « Adhérant à la charte de Nature et Progrès ».  Signalons encore la mention internationale « Demeter » pour tous les produits issus de l’agriculture biodynamique. Cette situation se retrouvant dans chaque Etat Membre, on devine le nombre de labels qui peuvent coexister. L’Europe a eu toutefois la bonne idée de créer un label bio Européen, un épi entouré de 12 étoiles. Malheureusement, il n’est pas très explicite. Les labels nationaux ont décidément encore de beaux jours devant eux !  

 

PEU IMPORTE LA METHODE UTILISEE, LE CAHIER DES CHARGES EUROPEEN S’ATTACHE SURTOUT A :

      -     ce que les semences ou les animaux soient d’origine bio.

-         les animaux doivent disposer de suffisamment d’espace, de parcours extérieurs.

-         l’élevage hors sols est interdit, la nourriture doit être d’origine bio contrôlée, certaines pratiques d’élevage sont interdites…

-         les cultures hors sols sont interdites. Les engrais, pesticides, fongicides d’origine chimique sont interdits.

-         lors des contrôles impromptus menés par l’organisme de certification, des échantillons sont prélevés et analysés. Ils ne peuvent révéler de résidus chimiques.   

PAR CONTRE, LE LABEL NE GARANTIS PAS QUE LE FRUIT OU LE LEGUME LABELLISE BIO EST ISSU DU COMMERCE EQUITABLE ET QU'IL A UN FAIBLE IMPACT SUR L'ENVIRONNEMENT

 Même si un kiwi, à l'analyse, ne contient aucun résidu chimique, il peut avoir un impact désastreux sur l'environnement s'il est acheminé par exemple de Nouvelle Zélande par avion.

Pareil pour une laitue produite en hiver dans une serre chauffée au moyen d'énergie fossile ou en été sur un sol préalablement désherbé au moyen d'un puissant chalumeau.

Il n'empêche que pas mal de produits bio sont issus du commerce équitable et que les consommateurs qui font la démarche d'acheter bio sont sensible aux impacts de leurs choix sur l'environnement (et leur porte-monnaie).

 

CE QUE JE FAIS

Je ne suis pas adepte d’une méthode particulière mais je m’inspire de toutes. Je pratique selon le cas le labour peu profond conjointement à l’épandage d’engrais organiques à diffusion lente, le fraisage après la plantation d’un engrais vert à l’automne ou encore l’épandage d’une couche de compost et un fraisage. Faux semis, rotations… En bio, on dispose de peu de moyens curatifs, il faut donc bien observer la végétation et les animaux et agir le plus préventivement possible. Je réalise des décoctions d’orties, j’utilise le pyrèthre, j’ai recours au baccilus thugirencis, au souffre, à la bouillie bordelaise, aux pièges à base de glu pour les mouches ou aux granulés à base de fer contre les limaces…

 

SI LE BIO EST CHER, LE CONVENTIONEL L’EST ENCORE PLUS

Coût du contrôle entièrement à charge du producteur, rendement plus faible, coûts plus élevés des intrants et surtout le temps consacré au désherbage explique les prix plus élevés.

Les produits alimentaires proposés à si bas prix grâce ont recours à la chimie, voir à des substances aujourd'hui interdites mais disponibles sur des marchés parallèles, ne permettent généralement pas une rétribution correcte du producteur et de son personnel.

Seule, une prise de conscience des consommateurs pourra inverser ce phénomène.

 

QUELQUES CHIFFRES

 

Delhaize représente 1/3 des ventes du bio en Belgique pour un total 82 millions d’euro en 2005. Le reste de la grande distribution se partage également un tiers. Le commerce spécialisé et la vente directe totalisent le dernier tiers. Le tout représente 1,5 % de la consommation en produits alimentaires avec des pointes de 7 à 8 % pour les œufs et 3 à 4 % pour les légumes.     

   

L’AVENIR DU BIO MENACE ?

 

La commissaire européenne à l’agriculture a décidé de réactualiser complètement le règlement européen de 1991. Un nouveau règlement est entré en vigueur au premier janvier 2009. La première mouture du projet est apparue imbuvable pour l’ensemble des consommateurs et producteurs. Les transformateurs y étaient par contre favorables…

Ce qui fâche le plus, c’est la tolérance d’Organismes Génétiquement Modifiés par contamination à concurrence de maximum 0,9% (comme dans l’agriculture conventionnelle) au lieu de 0,1% actuellement (= le seuil de détection)  Il n’y a pas (encore) de problème actuellement en Belgique car nous n’avons pas de culture d’OGM en pleins champs. Par contre, certaines récoltes bio sur le continent américain doivent être déclassées car elles sont polluées par des cultures voisines à base d’OGM !

D’autre part, le nouveau règlement permet de recourir à des substances chimiques, si l’on ne dispose pas de moyens de lutte bio. Les précurseurs et fondateurs de l’agriculture biologique doivent se retourner dans leurs tombes !

Ce texte a été présenté une première fois devant le conseil des 27 ministres de l’agriculture européen, a fait un retour chez la commissaire de l’agriculture avant d’être présenté à la commission du Parlement Européen, devant le parlement européen pour avis (négatif, ce dernier ayant rejeté la présence d’OGM)  Ce texte est revenu chez la commissaire à l’agriculture européenne qui avait la possibilité de le modifier en fonction de l’avis donné par le conseil des ministres et par le parlement (qui n’a de parlement que le nom) La décision finale a été prise par le conseil des ministres de l’agriculture européenne. Contre l’avis des européens représentés par leurs parlementaires démocratiquement élus, les ministres ont avalisés la proposition de la toute puissante administration Européenne  à savoir : la présence par contamination accidentelle d’un maximum de 0,9% d’OGM dans le bio! Seul, quatre ministres ont voté contre : l'italien, le grec, le hongrois et ... le belge. 

On devine que la toute puissante administration européenne, en relevant la tolérance d’OGM à 0,9% (tout comme dans le conventionnel), a voulu préparer le terrain pour que la culture d’OGM puissent se généraliser sans devoir payer des lourds dédommagements  aux fermiers bio dont la production aurais dû être déclassée suite à une présence accidentelle d’OGM.

Pour ma part, j’ai décidé de réduire la facture finale à mes clients en renonçant à ces différents labels, ma petite production étant seulement écoulée dans mon magasin.  

 

TOUT N’EST PAS A JETER DANS CE NOUVEAU REGLEMENT EUROPEEN,  NOTAMENT POUR LE VIN

 

Aussi incroyable qu’il n’y paraît, le précédent règlement européen ne s’appliquait qu’à la culture du raisin, pas à la vinification. Une bouteille de vin portant la mention « AB » ou le logo bio européen avec les 12 étoiles pouvait comporter touts les additifs autorisés dans la vinification conventionnelle et provoquer, pourquoi pas de solides maux de tête (à cause du SO2, l’anhydride sulfureux ou soufre, un additif utilisé pour améliorer la conservation du vin et masquer...la mauvaise qualité du raisin)

 

L’EUROPE N’A PAS VOULU DEFINIR CE QUE DEVAIT ETRE UN COSMETIQUE BIO

 

Dés lors, toute une série de labels bio-cosmétiques ont vu le jour des plus sérieux aux plus laxistes. Une joyeuse cacophonie qui n’est pas sans rappeler les premiers labels bio liés à l’agriculture avant que l’Europe ne s’en mêle.