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Brasseur d’un jour, brasseur pour
toujours. Animation :
Jean-Claude Beguin, tél. 071/45.91.50 1) Déjà de la bière il y a 10.000 ans !(Source :
Office de Promotion du tourisme de Wallonie-Bruxelles)
L’AntiquitéLa bière fait partie de nos plus anciens
produits. On situe son origine en Palestine vers 8.000 AV. J-C; il y a donc
10.000 ans. Cette dernière était obtenue en faisant macérer du pain d’orge dans
de l’eau. Grâce à la chaleur ambiante, les enzymes contenues dans l’orge
parvenaient à transformer une petite partie de l’amidon en sucre fermentescible.
Les levures sauvages contenues dans l’air ambiant provoquaient une fermentation
spontanée comme dans nos gueuzes actuelles. Le Moyen-âgeMême après les invasions barbares, le
brassage n’a jamais disparu de nos régions. Dès les 7e et 8e siècles les
premières communautés monastiques consomment de la bière, qui est alors une
boisson populaire. A l’époque, les moines vivaient comme le peuple, mais en
dehors du peuple. En région mosane, la plus ancienne connue semble être celle
de Grand-Axe, dont on possède une trace écrite en 805. Du 17e siècle à la seconde Guerre MondialeAu 17e siècle de nombreuses
bières différentes font leur apparition dans nos régions. Elles se
caractérisent par les matières utilisées et par la qualité de l’eau. Les
petites brasseries fleurissent. En effet, les procédés de conservation
n’existant pas encore, chaque village a sa brasserie. Pasteur crée les bases de la
biochimie. Avant lui, les brasseurs
travaillaient de façon tout à fait empirique sans du tout comprendre ce qui se
passait réellement au fond de leur cuve de brassage et le plus souvent en
fermentation spontanée. De la seconde Guerre Mondiale à nos jours Après 2)
Le matériel Contrairement au vin, produire de la bière
au-delà de 10 à -
Floconneuse pour
transformer le malt en flocons -
matériel pour
produire de grosses quantités d’eau chaude -
cuve de brassage
en inox ou en cuivre munie d’un puissant système de chauffe et mélangeur -
filtre -
système de
refroidissement : serpentin en cuivre ou mieux, échangeur à plaques -
pompe -
cuve de
fermentation idéalement en inox. Les cuves en plastic doivent être remplacées
après une année d’utilisation intensive -
frigo -
matériel pour la
mise en bouteille et le nettoyage des bouteilles -
petit matériel
divers : balance, pèse moult, thermomètre à sonde Une
micro brasserie d’une capacité d’une centaine de litres coûtera +/- 35.000 €
alors qu’une mini brasserie d’une capacité de 1000 à Par
contre, une brasserie peut produire toute l’année à raison de plusieurs
brassins par semaine alors qu’une installation pour le vin ne sert généralement
qu’une seule fois par an. Contrairement
au vin, la fabrication de la bière nécessite beaucoup d’énergie. Compter
l’équivalent de ¾ de litre de mazout pour 3)
Les matières
premières ORGE C’est
la céréale idéale pour réaliser de la bière. Riche
en amidon (sucre) et en albumine (protéine), elle est dans un premier temps
plongée dans de l’eau et égouttée. L’humidité
va provoquer une germination accompagnée d’une activation des enzymes contenues
dans le grain. Ces
enzymes naturellement présentes dans le grain aident ce dernier à se
développer. La
germination sera stoppée par le séchage de l’orge et par un chauffage (maltage)
ORGE MALTEE De
couleur plus ou moins foncée selon le degré de cuisson. Plus
l’orge sera cuite plus elle va donner une bière foncée. La
température peut varier de D’autres céréales peuvent être utilisées
en complément ou en remplacement. Citons-le : MAIS, le RIZ et le FROMENT Ces
céréales ont des rapports amidon/protéine différents. Les professionnels vont
jouer avec l’une ou l’autre pour arriver à obtenir le même rapport parfait de
l’orge. Certaines
bières ne sont réalisées qu’à base de froment. Moins riche en amidon que l’orge,
ces bières ne sont jamais très alcoolisées à l’exception de Ce
sont des bières très rafraichissantes en été : Blanches, Gueuze-Lambic, Berliner
Weisse et Süddeutsche Weizenbier en Allemagne. EAU Beaucoup
de brasseries sont associées à une source d’eau qui donnera un goût constant à
la bière. Une
eau peu chargée en sels minéraux conviendra mieux aux bières de type pils alors
que les eaux plus chargées en sels minéraux (calcium) vont davantage convenir
aux bières de type ale. HOUBLON Le
houblon est une très grande plante avec un développement de C’est
un épice devenu incontournable (on l’utilise depuis un millénaire) pour la
bière aux multiples fonctions : Les
résines amères vont donner de l’amertume
à la bière. Ces résines ont également des vertus antiseptiques. Elles sont toutefois peu solubles dans l’eau. C’est
pourquoi le houblon est incorporé dés le début de la dernière phase du
brassage : l’ébullition. Le
houblon contient également des huiles essentielles qui vont conférer à la bière
son bouquet de houblon. Ces
essences sont par définition très volatiles, c’est pourquoi on les incorpore à
la fin de l’ébullition. Le
houblonnage se fait en 2 fois. Enfin
le houblon contient des substances tanniques qui vont donner un goût sec dans la bouche après
déglutition de la bière. Le
houblon est généralement commercialisé sous forme de simples cônes séchés ou
pressés ce qui lui donne une meilleure conservation (Il
y a moins d’air qui peut circuler entre les feuilles) Broyé
et séché, il peut également être commercialisé sous forme de granule. Les
granules étant plus concentrées, si une recette mentionne 100gr de houblon, si
on utilise des granules de houblon, il faudra réduire la quantité de 25% soit
75gr. LEVURE Ce
n’est qu’en 1857 que Pasteur a pu expliquer le mécanisme complexe des levures.
Celles qui sont employées en brasserie appartiennent à l’espèce Saccharomyces qui se subdivise en deux
grandes familles : -
Carlsbergensis
pour
les fermentations à basses températures (+/- -
Cerevisiae pour les fermentations à hautes températures (+/- Dans
chaque famille existe une multitude de variétés qui donneront un goût
spécifique à la bière. Le
type de levure utilisée est responsable pour 30% du goût final de la bière. Les
grandes brasseries, qui disposent de leur propre laboratoire, ont généralement
identifié la souche de levure active dans leur salle de fermentation et sont à
même de la cultiver dans leur labo. Il s’agit de la souche de levure historique
qui a été introduite dans la brasserie et qui a réagit avec les levures
sauvages contenues dans l’air ambiant, les murs, le mobilier… Chaque
brasserie a sa levure spécifique qui donne un goût caractéristique à sa bière.
Mais au fil du temps, la levure peut évoluer et la bière changer de goût. Les
brasseries plus modestes auront recours à un labo spécialisé qui viendra sur
place identifier la levure et la cultiver dans ses installations avant de la
remettre au brasseur sous forme de doses lyophilisées bien pratiques. Ex :
Sopura à Courcelles ET… -
de la vitamine C
(acide ascorbique) = antioxydant ajouté par certains lors de l’embouteillage
(Ex. Ascorvit) -
du caramel (sucre
chauffé) pour donner une couleur plus foncée à certaines bières -
du sucre de canne -
des éléments
nutritifs spécifiques pour levure (Ex. Nutrivit) -
des clarifiants à
base de carraghénine = extrait d’algues (Ex. colle de poisson), gélatine (Ex.
Klarvit), poudre de plastique (Ex. Polycar) -
des sels de
brassage pour augmenter le pH de l’eau : gypse (= carbonate ou sulfate de
calcium, sulfate de magnésium) -
de l’acide
lactique (Lactol) , phosphorique ou citrique (Ascorvit) pour abaisser le pH (idéalement
5,2, max 5,5) et acidifier le môut -
Lysozyme
(Malostop) = enzyme qui empêche les fermentations lactiques indésirables. (1 à
2 gr/10 litres) -
des
stabilisateurs de mousse (malto-dextrines) + donne plus de corps à la bière. A
ajouter avant l’embouteillage à raison de 25 gr par litre de bière. -
des fruits (ou
des arômes et colorants artificiels) -
des épices :
coriandre, écorce d’orange et de citron, réglisse (aide à la tenue de la mousse
et adoucit le goût), anis étoilé, clou de girofle, baies de genévrier,
cardamone, aneth, gingembre, baies de genévrier, poivre, camomille romaine
(pour les bières foncées et caramélisées de type stout) … -
du sucre 4)
La fermentation La
fermentation débute avec l’adjonction d’une souche de levure sélectionnée après
refroidissement du moût. (Pour ne pas détruire la levure) On
distingue trois types de fermentation : -
fermentation basse (lager) Ce
sont les bières pils fermentées au moyen de saccharomyces carlsbergensis. La
température est maintenue pendant 7 à 10 jours entre 5 et Cette
méthode donne des bières au goût constant; les contaminations par des levures
sauvages sont rares à ces températures. Leurs
goûts moins prononcé fait un peu penser aux fromages issus de lait pasteurisés. Le
taux d’alcool est généralement compris entre 4 et 6° d’alcool en volume. -
fermentation haute (ale) C’est ce type de fermentation
qui intéressera le brasseur amateur. Elle s’obtient au moyen de saccharomyces cerevisiae
à des températures comprises entre 12 et Les grandes brasseries
équipées d’un labo vont cultiver leur propres souches de levure ce qui donnera
à leur bière un goût spécifique. Une partie du moût sera prélevé (levain) pour
la fabrication suivante. -
fermentation spontanée Ce sont les levures sauvages
aidées de bactéries lactiques et acétiques qui provoquent une fermentation
spontanée sans apport d’aucun additif. Cette méthode, difficile à maitriser, est
peu employée dans le monde. Il n’y a que dans la région de Bruxelles que cette
méthode est utilisée (sauf en été) Il ne reste plus que la
brasserie Cantillon à Anderlecht qui produit un lambic 100% sur fermentation
spontanée. 100 souches de levures, 27 souches de bactéries acétiques (qui
forment de l’acide acétique en présence d’oxygène) et 38 souches de bactéries
lactiques qui vont former de l’acide lactique. Les autres producteurs de
lambics travaillent en partie en fermentation spontanée et levure sélectionnée
ou uniquement avec une levure sélectionnée mais on n’est plus du tout alors
dans de la fermentation spontanée. La bière ainsi obtenue
s’appelle Lambic. Vieillie en fût de chêne, elle donnera naissance à la gueuze
(assemblage de 1/3 de vieux lambic de 3 ans avec 1/3 de lambic de 2 ans et 1/3
de lambic jeune. Lors de la mise en bouteille, les sucres non encore transformé
en alcool du lambic jeune, vont continuer à se transformer en alcool et en CO2,
ce qui va permettre à la bière de mousser lors de l’ouverture de la bouteille. La gueuze mélangée à des
cerises (200gr par litre mais le plus souvent des sirops et des arômes de
synthèse) donnera de la kriek tandis qu’un lambic faiblement alcoolisé se
commercialise sous le nom de faro. Le vrai faro ne se conserve que peu de temps
en bouteilles à cause de l’adjonction d’une dose significative de sucre. Ce
sucre, s’il séjourne trop longtemps dans la bouteille, va se transformer en
alcool et CO2 ce qui va faire exploser la bouteille. La fermentation va permettre
la transformation du sucre (amidon) en alcool et en gaz carbonique. Lorsqu’on produit de la
bière, il y a toujours une période très critique entre le refroidissement du
moût (au minimum à Il est conseillé de prélever
une petite quantité de moût encore bouillant, de la refroidir rapidement
(congélateur), et à Le braseur amateur peut très difficilement travailler dans les
conditions de stérilité que s’imposent les professionnels. Il a tout intérêt à
brasser des bières à hautes teneur en alcool (8° et plus) qui résisteront
beaucoup mieux aux diverses contaminations indésirables. 5)
Une recette Pour plus ou moins 6 litres de bière genre trappiste: a.
b.
500 gr de froment
c.
500 gr de malt
dunkel d.
50 gr de houblon
en cônes dans un sac étamine
Variante : 45 gr de houblon en pellets : 20
gr de Challenger (amertume) 20
gr de Fuggles (arôme) N.B.
pellet = se dissout entièrement e.
un paquet de 6 gr
de levure Brewferm TOP f.
Du sucre de canne g.
+/- Transformer les grains de malt et de
froment en flocons au moyen d’un moulin spécifique ou par pilonnage. Il
faut éviter de faire de la farine qui boucherait les filtres. Les
mettre dans une grande casserole d’une contenance d’au moins Ajouter de l’eau chaude pour arriver à
une température de Pour
Si on utilise de l’eau du réseau de distribution, la filtrer au moyen
d’un filtre à charbon actif (Brita) pour éliminer le chlore. Si on utilise de l’eau de pluie, s’assurer qu’elle est exempte de
bactéries ou la faire bouillir préalablement. La bière, c’est un peu comme le thé : pour la même dose de départ,
vous allez réaliser un thé léger ou fort selon la quantité d’eau utilisée
(infusion). On peut, si l’on dispose d’une puissance de chauffe suffisante, verser
toute l’eau que l’on compte utiliser en une fois et amener ensuite le moût aux
différents paliers de température requis (décoxion). Pour des gros volumes, les brasseurs ajoutent successivement de l’eau
bouillante pour atteindre plus facilement les paliers de température. Brasser de la bière nécessite de toute façon pas mal d’énergie. A la
brasserie à vapeur de Pipaix, on consomme pour un brassin de Mélanger pendant 20 à C’est la phase de l’empâtage. A cette température, les enzymes peptidase et protéase vont transformer
les acides aminés (protéines) contenus dans l’amidon en composés plus simples.
Ces composés serviront ultérieurement à nourrir les levures ainsi qu’à la
formation et à la tenue de la mousse. Ces enzymes agissent idéalement à une température de 50- Ne pas prolonger cette étape plus de Si la phase est trop courte, on risque d’avoir une bière qui produit de
grosses bulles Certains brasseurs ajoutent une première étape à Ajouter de l’eau chaude (bouillante)
pour que le mélange atteigne Bien mélanger et maintenir à C’est la phase de formation de sucres fermentescibles (brassage) A cette température, les enzymes béta amylase prennent le relais et vont
encore scinder les chaines carbone d’amidon en 2, ce qui donne du maltose (=
sucre simple fermentescible). Ultérieurement, le maltose sous l’action de la
levure va se transformer en alcool et en CO2. Simultanément, l’amylase alpha va commencer à former des dextrines. Les dextrines quant à elles ne réagissent pas avec la levure, elles
vont contribuer au moelleux de la bière. L’amylase béta agit idéalement à une température de 60- Ajouter de l’eau bouillante pour
atteindre Bien mélanger et maintenir à C’est
la phase de formation de sucres non
fermentescibles. A cette température, l’amylase béta est dénaturée alors que l’activité
de l’amylase alpha est accrue. Il y a formation d’un sucre non fermentescible, la dextrine qui va
contribuer au moelleux de la bière. L’amylase béta agit idéalement à une température comprise entre 70 et L’amylase béta va couper les chaines d’amidon en 2 parties non
symétriques qui ne seront pas fermentiscibles. La phase du brassage qui réunit les 2 paliers de 62 et Si l’on réduit le premier, il faudra prolonger la durée du deuxième. La
bière sera peu alcoolisée et douce. Si l’on prolonge le premier, il faudra réduire le deuxième. La bière
sera fortement alcoolisée et sèche. Réaliser un test à iode pour
s’assurer de la complète transformation de l’amidon contenu dans le malt en
sucre : prélever une cuillère de mout, la verse sur une assiette blanche
et y ajouter une goutes d’iode (couleur jaunâtre) Si le mélange se colore en
bleu foncé (les grains d’amidon en noir), c’est que les enzymes n’ont pas
encore totalement transformé l’amidon en sucre. Maintenir encore à Il peut arriver que l’on ne
sache pas transformer la totalité de l’amidon. Cela est notamment le cas lorsque
l’on a employé un malt de mauvaise qualité ou encore qu’on a omis de le
transformer en flocons. L’amidon ne sait alors pas se libérer du grain. Lorsque
le malt est concassé trop grossièrement, les enzymes ne savent pas le convertir
rapidement. Chauffer directement la casserole tout en ajoutant un
peu d’eau bouillante pour atteindre C’est la phase de dénaturation
enzymatique. A une température de 78- Cette phase est facultative car l’ébullition qui va suivre va de toute
façon détruire les enzymes. Passer le brassin dans un grand chinois
qui va recueillir les drèches. Repasser le jus sur les drèches. Les drèches vont absorber le poids du malt de départ
en eau. On peut mélanger légèrement les drèches mais ne jamais les presser. Passer de l’eau chaude ( Récupérer le jus et porter à Maintenir l’ébullition pendant 60 à L’ébullition va précipiter les matières azotées, stériliser le moût,
concentrer le goût. L’ébullition doit être continue et franche pendant minimum 10 à 15% du jus va s’évaporer. Pendant cette phase, le brasseur donnera sa note finale en ajoutant
sucre, houblons et épices. Ajouter une partie du houblon après Ajouter 0 à 500 gr de sucre de canne
foncé Refroidir à Plonger la casserole dans de
l’eau glacée. Lorsque le jus a atteint les 50 à Anciennement,
sans moyen de réfrigération, on ne brassait qu’en hiver. A ce stade on peut mesurer la densité du moult pour évaluer le taux
d’alcool final de la bière. Pour ne pas être faussée, cette mesure doit se faire avec un moût dont
la température avoisine les Ex : 1070 è 1070 – 1010 (poids de l’eau (1000) + sucres fermentescibles – poids de
l’eau (1000) et des ingrédients autres que des sucres fermentescibles) x 0,136
(coefficient) = 60 x 0,136 = 8,16% d’alcool en volume. Il est possible
d’ajouter du sucre de canne afin que la bière titre un taux plus élevé
d’alcool. Une bière ne sait toutefois pas dépasser les 11°-12° d’alcool. Seul, un apport d’alcool pourrait permettre à une bière de titrer un
taux d’alcool en volume supérieur à 12%. Une autre façon de procéder un peu moins approximative consiste à
remesurer la densité après la fin de la 1ère refermentation : 1070 – 1010 (= le sucre s’est en partie ou totalement transformé en
alcool d’une densité (0,794) inférieure à l’eau ce qui donnera une atténuation de 60gr par
litre de mout) Si l’atténuation mesurée est effectivement de 60, nous devrions avoir
au final une bière d’un peu plus de 8% d’alcool en volume (atténuation x
coefficient = 60 x 0,136 = 8,16% d’alcool en volume) Ici encore, cela reste approximatif car on n’a pas tenu compte dans la
mesure du poids du moût après la première fermentation de la part d’alcool
présent plus léger (0,794) que l’eau (1,00) ni du sucre rajouté lors de la
refermentation en bouteille. Dans la pratique, on sait que la refermentation en bouteille produit un
demi-degré d’alcool en plus. La bière au final titrera fort probablement un peu plus de 8% d’alcool
en volume. Le demi-degré d’alcool en plus créé lors de la refermentation compense
la surestimation du calcul de l’atténuation ou l’on n’a pas tenu compte de la
légèreté de l’alcool déjà présent dans la bière. Transvaser le brassin dans une cuve
hermétique remplie au ¾ au maximum munie d’un barboteur. Délayer la levure dans une c. à soupe de
sucre de canne et un verre d’eau (33cl) Laisser réagir pendant Les
paquets de levures sèches, une fois ouverts, risquent d’être contaminés. Ce
n’est pas conseillé de garder la partie non utilisée pour une prochaine
utilisation. Refermer
la cuve et la laisser dans une pièce maintenue idéalement à Lorsque la fermentation s’est arrêtée,
il faut filtrer avec une étamine (qu’il
ne faut pas hésiter à presser) et transvaser
la bière dans un sceau avec un couvercle hermétique et la maintenir 10 à 15
jours dans un frigo dont la température est maintenue entre 1 (idéalement) et Remettre le sceau à température ambiante
pendant 12h Délayer (4 à 8 gr par litre de bière) de
sucre de canne dans de la bière tiède.
Lorsque le sucre est dissout et que la température de la bière est
redescendue à Si
la densité est suffisante, réduire la quantité de sucre par 2, sinon on risque
d’avoir un excès de mousse. Une
fois que le sucre et la levure ont été incorporé à la bière, mélanger, laisser
reposer 2 heures, remélanger. La bière peut maintenant être mise en
bouteille (des bouteilles ultra
propres). Remplir à maximum Garder les bouteilles 3 à 8 semaines
dans un endroit idéalement maintenu entre 23 et La
bière peut maintenant être dégustée mais elle gagnera à murir dans sa bouteille
à une température de cave. Conservation : une dizaine d’année maximum à l’abri de la lumière,
dans une humidité comprise entre 60 et 80% et une température de 12 à 6)
D’autres recettes Bière blanche : 50
gr de Hallerteau perle au début du houblonage et 50gr de Golding pour la fin. Levure :
Belgium wit bier Lors
du 1er houblonage, ajouter 10gr de coriandre et 10gr d’écorces
d’orange. Bière de type pils à fermentation haute : 75
gr de Challenger au début du houblonage et 50 gr de Saaz à la fin Levure :
Kölsch ? Blonde
légère environ 4% alc./vol. : Bière de type Munich environ 6%
alc./vol. 2
x 15gr de houblon Munich
foncée : 100gr de caramel Bière blonde houblonnée environ 6%
alc./vol. 2 x 40 gr de houblon Bière de type ambrée légère environ 5%
alc./vol. 2
x 20 gr de houblon Bière rousse forte bien houblonnée
environ 8% alc. /vol. 2
x 25gr de houblon 700
gr de sucre de canne cristallisé blond Trappiste blonde environ 8% alc./vol. 2
x 20gr de houblon 200
gr de sucre de canne cristallisé blond Stout environ 8% alc./vol. 2
x 20gr de houblon 200
gr de sucre caramel et 150gr de sucre de canne cristallisé blond Tous les paliers de température et leurs durées peuvent varier
fortement selon le résultat désiré. Une autre méthode consiste à démarrer de la température de 7)
De la bière en conserve On trouve dans le commerce
des kits à bières prêt à l’emploi. Très simple d’utilisation, il est difficile
de donner la moindre touche personnelle à une bière créée par un autre. Il s’agit d’un brassin qui a
subit l’ébullition, le houblonage, la filtration, le refroidissement. La « conserve » contient un moût concentré qu’il faudra diluer dans de l’eau avant d’introduire la levure. Mettre dans un récipient étanche muni d’un barboteur. Quant la fermentation est terminée, qu’il n’y a plus d’agitation dans le barboteur, rajouter un peu de sucre et mettre en bouteille. 8) Du pain avec les drèches Les
drèches servent généralement d’alimentation au bétail. Voici
les ingrédients pour 2 pains aux drèches : -
20gr d’huile d’olive -
530gr d’eau -
250gr de drèches -
10gr de levure -
-
18gr de sel 9)
Importance du nettoyage Il est impératif de nettoyer son
matériel et les bouteilles avec des produits spécifiques souvent à base de
chlore pour éviter des fermentations indésirées et incontrôlables : Chempro, oxonia, assepto,…Penser à changer de
produits pour éviter que certaines souches ne deviennent résistantes. Les
brasseries trempent leurs bouteilles dans de la soude caustique mais il faut
être certain du rinçage. Difficile et très dangereux pour des amateurs.
10) Et les accises L’Union
Européenne à permis d’uniformiser bien des choses et de faciliter les échanges.
Mais les « droits d’accises » sont restés la chasse gardée de chaque
Administration Fiscale. Chacun des Etats-membres dispose de son propre système
parfois inchangé depuis le 19°S. Prenons le cas d’un vigneron français
qui vient vendre son vin lors d’une foire en Belgique un dimanche : Sur
les capsules de ses bouteilles, on distingue la « Marianne » qui
atteste qu’il a payé les droits d’accises français. Pour passer la frontière, il
devra enlever les capsules avec la « Marianne » et se les faire
rembourser par son Administration fiscale, apposer des capsules
« neutres », remplir une déclaration de douane en bonne et due forme
mentionnant la quantité exacte exportée, s’acquitter des accises belges,
s’immatriculer à la tva belge. Si
la foire a lieu le dimanche, il devra au plus tard se présenter le vendredi au
bureau des Douanes belges et de la tva. S’il
a des invendus, il devra refaire son chemin de croix dans l’autre sens. Il
devra de toute façon attendre le lundi pour s’acquitter de la tva belge avant
de rentrer en France. Comment
font-ils pour garder le sourire ? Et si je fais de la bière chez
moi ? En
principe, vous devriez vous faire connaître auprès du bureau des accises. 48 heures avant de verser le
malt dans votre grande casserole, vous devriez prévenir votre receveur. L’Administration
tolère que vous fassiez cela par fax sans vous déplacer. Le bureau des accises,
connaissant votre heure de démarrage de votre brassage, pourra envoyer un de
ses fonctionnaires au moment ou votre bière sera dans sa phase d’ébullition. En
prélevant un peu de moût et en mesurant sa densité et la quantité de liquide,
l’agent assermenté pourra déterminer la quantité d’alcool susceptible d’être
produite et établir les droits d’accises à payer (+/- 30 cent par litre au
maximum pour une bière très forte) Au pire, un particulier qui brasserais Produire
plus de 10 à La
constitution belge garantissant l’égalité des citoyens, vous recevrez en
échange les mêmes documents indigestes à remplir qu’Inbef, le plus grand
brasseur du pays. Vous pouvez malgré tout échapper
à tout ce « folklore fiscal » si vous êtes le seul, élargis aux membres
de votre famille vivant sous votre toit à boire le breuvage maison. Mais si
vous en offrez à votre voisin, vous devriez en principe être soumis au payement
des droits ! 11) Des bières bio, un large choix Belgique Brasserie Belgoobeer/ -
Bioloo à base de
froment et épeautre ALC. 8,8% VOL* -
-
-
Brasserie Dupont, créée en 1920 par la
reprise de la précédente brasserie datant de 1759, à Tourpes -
Biolégère ALC. 3,5%
VOL.* -
Saison ALC. 5,5%
VOL.* -
Blanche ALC. 5,5%
VOL.* -
Moinette ALC.
7,5% VOL.* -
Bière de miel
ALC. 8% VOL.* Brasserie de
Silenrieux à mis au point en 1991 des bières à base de sarrasin et d’épeautre -
Joseph (blonde) à
base de 50% d’épeautre non maltée et 50% d’orge maltée ALC. 5% VOL. - Sara
(blonde) à base de 50% de sarrasin non malté et 50% d’orge maltée ALC. 6% VOL Brasserie de
Brunehaut, fondée en 1890, à proximité de Tournai -
Blanche ALC. 5%
VOL. -
Blonde sans
gluten ALC. 6,5% VOL. -
Ambrée sans
gluten ALC. 6,5% VOL.* -
Ginette ALC. 5%
VOL.* Brasserie
Caracole à Falmignoul (Dinant) -
Troublette à base
de malt d’orge et de froment ALC. 5,5% VOL.* -
Saxo à base de
malt d’orge et de froment ALC. 7,5% VOL.* Brasserie
Cantillon -
Gueuze Lambic -
Kriek Brasserie
des Légendes (Ellezelles) -
Quintine ALC 5,9%
VOL.* Brasserie de Silly -
Pils ALC 5% VOL Brasserie Guldenboot, créée en 2003 par Léo De Smedt à
Opwijk -
Leireken Sarrasin Blonde ALC. 6% VOL. -
Leireken Sarrasin Brune ALC 6% VOL. -
Leireken Blanche d’épeautre ALC. 5% VOL. -
Leireken Fruits Sauvages ALC. 5,2 VOL.* Micro Brasserie Den Hopperd à Westmeerbeek -
Kameleon Ginseng ALC. 6,5% VOL. -
Kameleon Amber ALC. 6% VOL -
Kameleon Tripel ALC.
8,5% VOL Brasserie
Proef à Lochristi (Gand) Cette
brasserie a la particularité de travailler à façon. Y est notamment
produite : -
Gageleer (pour le
parc naturel De Liereman à
Oud-Turnhout) à base de myrte des marais poussant dans ce parc naturel www.gageleer.be -
Lousberg ALC 8%
VOL. (bière ambrée brassée pour le compte de la fromagerie Het Hinkelspel à Gand) -
Pater Verbiest
blonde ALC. 6,5% VOL (pour le compte de Viva
à Sint-Martens-Latem)* -
Pater Verbiest
brune ALC. 9% VOL (pour le compte de Viva
à Sint-Martens-Latem)* -
Jessenhofke
Tafelbier ALC. 3,5% VOL. (pour le compte de Gert Jordens de la brasserie Jessenhofke à Hasselt)* -
Jessenhofke ALC.
8% VOL. (pour le compte de Gert Jordens de la brasserie Jessenhofke à Hasselt)* -
Jessenhofke Bière
de garde ALC. 10% VOL. (pour le compte de Gert Jordens de la brasserie Jessenhofke à Hasselt)* -
Jessenhofke Bruin
ALC. 7% VOL. (pour le compte de Gert Jordens de la brasserie Jessenhofke à Hasselt)* -
Jessenhofke Maya
ALC. 6% VOL. (pour le compte de Gert Jordens de la brasserie Jessenhofke à Hasselt) -
Slaapmutske bio-tripel ALC 8% VOL www.slaapmutske.be -
Belval, bière
sans frontières ALC 4,8% VOL (brassée
pour le compte de Brasserie Strubbe à Ichtegem (Flandre Occidentale) Petite brasserie artisanale appartenant
depuis sa création à la même famille. On en est à la sixième génération. -
Modeste Tripel
ALC. 7,6% VOL. (pour le compte du distributeur bio Deva Hill à Gavere)* Pays-Bas Brasserie
Budels, fondée en 1870, à Budels dans l’extrême sud des Pays-Bas tout près de -
Pils -
Witte Parel
(blanche à base de malt de froment et d’orge) -
Honey (miel) Brasserie T’ij à Amsterdam -
Plzen -
Natte -
Zatte -
Struis -
Columbus -
(scharrel)ywit De leckere,
fondée en 1997 à Zeist : - Paulus - Blauwe
Bijl - Witte
vrouwen - Gulden
craen -
Willibord - Crom
hout - Rod
toren - Razende
swaen France Brasserie
Castelain à Bénifontaine (Pas de Calais) produit une bière bio depuis 1986 -
Jade (blonde)
ALC. 4,5% VOL. Brasserie du
Moulin d’Ascq aménagée dans -
Blanche ALC. 5%
VOL. -
Blonde ALC. 6,2%
VOL. -
Ambrée ALC. 6,6%
VOL. -
Noël ALC. 7% VOL. -
Triple forte ALC.
8% VOL. Brasserie
Lancelot dans la région de Vannes en Bretagne -
Morgane ALC. 5,5%
VOL. (Bière Blonde à base de malt et de sarrasin) Moulin des
Moines -
Castagnor Brune -
Speltor Blonde à
l’Epeautre Brasserie du
Canardou -
-
Nonette Brune -
Bière Blonde aux
Noix Allemagne Lammsbräu -
Edel Pils ALC.
4,8% VOL. -
Weisse ALC. 5,1% VOL. et ALC. 0,1% VOL Brasserie des Carmélites (Bavière)
depuis 1367 - Sturmbio ALC. 5,2% VOL Italie Brasserie
Fertilia (Sardaigne) -
Fertilia Grèce Micro
Brasserie Piraiki à Drapetsona-Piraeus -
Pils -
Pale Ale Japon -
Iki Beer à base
de thé vert et deyuzu Royaume
Uni - Fuller’s
Honey Dew blonde ALC. 5% VOL. Divers
Oxfam -
Mongozo Quinoa
ambrée ALC. 5,9% VOL. -
Mongozo Banane blonde ALC. 5% VOL. -
Mongozo Noix de
Coco blonde ALC. 3,5% VOL. -
Mongozo Noix de
Palm ambrée ALC. 7% VOL. (*) Bières disponibles au Grain de
Sénevé 12) Liens Pour se fournir en matériel et matières
premières : www.brouwland.com www.bieresdumonde.net Des formations organisées dans une micro
brasserie (capacité +/- Chaque dernier samedi du mois dés 9h,
participez à un brassin public dans la seule brasserie à vapeur encore en
activité à Pipaix : www.vapeur.com Rejoindre un groupe d’amateurs
passionnés qui brassent tous les samedis à Erquelinnes : www.brasserie-brootcoorens-erquelinnes.be Une des premières brasseries belges à
avoir, dés 1990, créer une gamme de bières bio : Encore plus de renseignements et de
nombreuses photos : Un site d’amateurs passionnés : Un site qui regroupe les différentes
guildes belgesde fabricants de vins et de bière : |