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« Réaliser ses propres peintures à base de chaux,
caséine, huile de lin, gomme laque,… »
La peinture, un mariage parfait entre un liant et un
solvant. Toutes les peintures sont
composées de liants (= liant des
différents composants, = colle qui va permettre l’accroche au support) et de solvants (= dissolvant des différents composants, =
fluidifiants qui vont permettre l’application avant de s’évaporer au séchage) : -
peintures à
l’huile de lin, aujourd’hui résine alkyde soit un dérivé gras du pétrole avec
un solvant synthétique, le white spirit (solvant végétal si peinture naturelle) Mais
il peut aussi s’agir d’éthers de glycol ou de méthanol, sources de composés
organiques volatils (COV), potentiellement
dommageables pour la santé -
peintures
solubles à l’eau (= diluant) à base de liants latex, acrylates et vinyle et
plus récemment les laques acryliques (polyuréthane). -
peintures tout à
fait naturelles à base de caséine (= protéine du lait) avec l’eau pour solvant -
peintures
minérales à base de silicate de potassium (= liant) -
peintures
minérales à base de chaux éteinte aérienne avec l’eau pour solvant +
des « pigments » : poudre colorée
qui donne la coloration et l’opacité ; À
cela s’ajoute souvent les « additifs
» : siccatifs pour réduire le
temps de séchage, épaississants,
biocides et des charges. Siccatifs à base de sels minéraux, de dérivés de plomb, du
cobalt et du manganèse, de calcium, de zirconium, de zinc. Les charges remplacent une
partie des pigments, souvent chers, et donne à la peinture un aspect et une
consistance particulière. - craie, blanc d’Espagne, de
Meudon, de Champagne à base de carbonate de calcium tendre. - poudre, sable, farine de
marbre produit à partir d’un carbonate plus dur et d’un blanc plus intense. - blanc (dioxyde) de titane est un blanc opaque vif et
brillant, très couvrant et très résistant à la lumière. Il réfracte 96% de la
lumière. Egalement considéré comme pigment. Se protéger les yeux et les voies
respiratoires lors des manipulations. - talc = espèce minérale
composée de silicate
de magnésium
doublement hydroxylé de formule
Mg3Si4O10(OH)2, - kaolin = argile très blanches et très fine Historiquement, la peinture à la chaux serait déjà connue des Egyptiens tout comme la
peinture à la caséine et à l’argile. La technique de la détrempe
est le plus ancien procédé de peinture connu. Les Égyptiens s'en servaient
déjà, de même que les Étrusques, les Grecs et les Romains. Employée dans
l'Antiquité et au Moyen Âge, cette technique de fabrication de peinture
consiste mélanger les couleurs en poudre avec des substances agglutinantes de
types divers, l’œuf, lait de figue,
lait, caséine, colles animales, l’amidon de pomme de terre, etc.), à
l'exception de l'huile. Les couleurs ainsi préparées, et toujours liées à
du carbonate de plomb, sont diluées dans de l'eau, d'où le nom de détrempe.
Elles sont ensuite étendues sur un support, soit un mur, du bois ou de la
toile. Les couleurs de cette peinture antique ne se détériorent pas. Cependant,
les procédés de détrempe offrent moins de souplesse que la peinture à l'huile.
C'est pourquoi, à partir du XVe siècle, la détrempe fut supplantée par la
peinture à l'huile. La peinture à la
caséine est perméable et non lavable, très stable et avec un
bon pouvoir couvrant. Attention,
elle ne devient opaque - avec sa teinte définitive - qu'après séchage et laisse
voir le support par transparence au début. La peinture à la caséine pure
s’enlève facilement rien que par le frottement d’une éponge imbibée d’eau. Par
contre, le mélange de caséine et de chaux est très bénéfique, le résultat est
beaucoup plus stable. La peinture à base de silicate de potassium (= verre) ne fut produite qu’en 1880. C’est une
peinture respirante et perméable utilisée pour les façades extérieures. Elle a
la particularité de réagir avec la chaux contenue dans le support (brique,
béton) sur laquelle elle est appliquée pour former de la chaux à l’acide salicylique
avec pour caractéristique une très grande perméabilité et une extraordinaire
durabilité dans le temps. Contrairement à la chaux, en cas d’humidité, le
support original (briques, blocs) ne transparaît pas, comme si on était en
présence d’une peinture acrylique qui serait respirante et perméable ! Les peintures à l’huile et les peintures acryliques se sont massivement imposées dans les années 50 grâce
aux dérivés du pétrole bon marché…mais pour combien de temps encore ? La nature à mis 30 millions
d’années pour transformer le CO2 en pétrole. En moins d’un siècle, nous aurons
épuisé cette fantastique ressource. Pour obtenir, au départ de
pétrole, les dérivés nécessaires à la fabrication des peintures conventionnelles,
les industriels de la peinture ont recours à de grosse quantités d’énergie
fossile et engendrent pas mal de déchets toxiques. En réaction, dans les années
60, sont nait en Allemagne des peintures
naturelles à base de solvants végétaux. Un passé coloré d’impacts sur l’environnement… On vient de loin ! Prenons
trois exemples pour voir comment l’industrie de la peinture a choisi ou été
forcée d’intégrer des préoccupations environnementales et de santé dans
l’élaboration de ses produits. ·
Le plomb. Le plomb a été utilisé dans la
fabrication de peintures pour ces excellentes vertus siccatives. Mais bien
qu’il soit interdit depuis 1948, il est encore présent dans d’anciennes couches
de peinture de bâtiments anciens. Il est encore aujourd’hui responsable du
saturnisme, intoxication atteignant le système nerveux, les reins, le sang et
le système digestif. ·
Le PCP et le lindane. Parmi les additifs les plus dangereux qui ont été utilisés
dans les peintures, on trouve le pentachlorophénol et le lindane, deux
pesticides cancérigènes et toxiques puissants. Heureusement, aussi interdits
aujourd’hui. ·
Les composés
organiques volatils (COV). Ce sont
des substances que l’on retrouve dans les solvants de nombreuses peintures. Les
émissions de COV concourent à la modification de la couche d’ozone - avec des
conséquences sur les écosystèmes - et s’accumulent dans l’air des maisons. Ils
représentent l’une des principales sources de la pollution intérieure. La
plupart ont des effets potentiels sur la santé : irritations des voies
respiratoires, des yeux et de la peau, démangeaisons, maux de tête, fatigue,
étourdissements, perturbation du sommeil… Mais ils sont également impliqués à
plus long terme dans certains cancers, maladies dégénératives ou allergies. La
directive européenne de 2004, en application depuis le 1er janvier 2010,
cherche à limiter les émissions de COV, en particulier celles des peintures et
vernis. Peut-on dès lors espérer que
les peintures actuelles sont sans danger ? Rien n’est moins sûr… La vague de
greenwashing déferle sur les peintures ! L’industrie de la peinture
l’a compris, la tendance est au « vert ». A côté des produits classiques, les
fabricants s’intéressent à la niche écologique en proposant des produits à
impacts réduits sur la santé et l’environnement. Quelques exemples… ! «Oxygène», «Eco-Nature», «Environnement»,
«Payable avec des éco-chèques», «Eco-plus», «Ushuaia», ou tout simplement
«Nature», les sous-marques ne manquent plus dans les rayons. Entre greenwashing
et vraies améliorations, il n’est pas toujours facile de s’y retrouver. Ces produits issus de
groupes industriels importants concurrencent cependant l’offre de petits
fabricants qui se sont efforcés dès l’origine de proposer des produits
respectueux de la santé et de l’environnement. La différence réside parfois
dans la transparence de l’information à propos du produit. Là où, globalement,
les petits fabricants de peintures donnent un accès libre à la fiche technique
du produit sur Internet, il faut parfois chercher longtemps avant de trouver
cette information sur les sites des géants de la peinture. Les marques de
peintures que l’on trouve dans les négoces de matériaux écologiques proposent
pour la plupart des cas un accès libre et direct aux fiches techniques ainsi
que la liste des composants des peintures. Ce que l’étiquette
ne nous apprend pas toujours La transparence de
l’information figurant sur l’étiquette est très relative et aussi très variable
selon les marques de peintures. Aujourd’hui, il n’est pas obligatoire de
mentionner la liste des ingrédients sur le produit. La fiche technique du
produit nous en appendra plus. Certaines marques les mettent à disposition sur
leur site Internet. D’autres sur demande. Les fiches de sécurité sont elles,
sauf exception, uniquement disponible auprès des organismes émetteurs de fiche
de sécurité. Acide acétique ou «
anti-calcaire » Acrylate Alcool Parfois du méthanol (alcool
méthylique), composé chimique non inoffensif. Alkydes d’huile (de soja) Cire saponifiée ou non Colophane Essence minérale Glycérine Isoaliphatique Isoparaffine Latex Méthylcellulose ou
cellulose Résine Source : adaptation
d’informations issues de « Matériaux écologiques d’intérieur », Jean-Claude
Mengoni et Manu Mengoni. Cette liste est loin d’être
exhaustive. Aussi, n’hésitez pas à consulter les sites spécialisés renseignés
ci-dessous ou encore les pages de la campagne « Les étiquettes sans prise de
tête » sur www.ecoconso.be. Et dans le futur, vers 2050, lorsque le pétrole
sera devenu rare et que, selon les prévisionnistes, nous serons 9 milliards
d’humains qu’il faudra nourrir, il y a fort à parier que l’on reviendra
massivement à la peinture à la chaux. D’un point de vue
environnemental, la chaux a quand même un inconvénient : il faut porter le
calcaire (inépuisable) à 800- Une alternative à la chaux : l’argile. Il est également inépuisable et il s’utilise
directement sans besoin d’être chauffé. Contrairement à la peinture à
la chaux, la peinture à base d’argile est naturellement foncée et lisse. C’est
une pâte qui peut se travailler dans son relief. Elle est hydro régulatrice,
perméable, n’irrite pas la peau. C’est un bon isolant acoustique. Elle est tout
à fait naturelle et ne nécessite pas d’adjuvants synthétiques. La peinture à la chaux Introduction La chaux était abondamment
utilisée autrefois comme liant dans les mortiers ou les peintures. La chaux
n’est autre que du calcaire ou des coquillages broyés avant d’être porté à 800- Le calcaire (CaCO3 =
carbonate de calcium) sous l’action de la chaleur laisse s’échapper le gaz
carbonique (= CO2) On obtient de la chaux vive
(CaO = oxyde de calcium) CaCO3 à CaO + CO2 La chaux vive est principalement utilisée dans l’industrie et
l’agriculture. Elle peut assécher voir détruire les matières organiques riches
en eau. Les services de secours s’en servent pour faire disparaître les chairs
humaines éparpillées lors de chocs extrêmes. Au contact de l’eau, il se
produit une forte réaction exothermique, un fort dégagement de chaleur, Mélangée à de l’eau, elle
devient de la chaux éteinte, après minimum 3 mois : Ca(OH)2 = hydroxyde de
calcium CaO + H2O à Ca(OH)2 + 1155kj / kg CaO La chaux éteinte ou hydratée se présente sous forme de poudre, voir
de pâte onctueuse si la teneur en eau est plus élevée. Selon que le calcaire mis en œuvre pour fabriquer la chaux
contient ou ne contient pas d’argile,
on parlera de - chaux aérienne : à Lorsque
l’on utilise cette chaux comme liant avec de l’eau (= solvant), on réalise une
peinture qui aura la particularité de
se lier en séchant au monoxyde de carbone (CO2) présent dans l’air et se
« re-pétrifier » en calcaire. La chaux dite « aérienne »
se durcit au contact de l’air, c’est
ce que l’on appelle le processus de carbonisation. Ca(OH)2 + CO2 à CaCO3 + H2O La chaux redevient du
calcaire. C’est ce type de chaux que l’on
trouve le plus souvent dans le commerce. - chaux grasse : à Lorsqu’on
utilise des calcaires impurs, contenant des résidus d’argiles (marne) riches en
silice, et qu’on les chauffe à 800 –
1000°C ; on obtient, après extinction de la chaux vive avec de l’eau, une chaux maigre dite « hydraulique » qui aura la
particularité de durcir au contact de
l’eau. Avant la découverte du ciment
au XIX° siècle, la chaux était utilisée comme liant du mortier. Après la
première guerre mondiale, l’utilisation du ciment se généralise. Il durcit plus
vite et il est moins cher. La chaux utilisée comme liant du mortier garde des
avantages : elle est plus élastique et très hydrorégulatrice. Elle laisse
respirer les maçonneries, réduit l’humidité et évite ainsi la condensation de
l’eau. Ce n’est pas le cas du ciment qui lui est étanche et friable) En agriculture, elle est
utilisée pour amender les sols trop acides. La chaux est basique (alcaline) et neutralise les
acides. Elle a un effet fongicide et bactéricide. Coloration Il est possible de colorer la
peinture à la chaux avec des pigments synthétiques ou naturels d’origine
végétale, animale (noir d’os carbonisé) ou minérale (ocre, ombre) Si l’on utilise des pigments
naturels, on sera limité dans les verts et les bleus. Certains pigments
synthétiques acides sont détruits par l’alcalinité de la chaux. Ils restent
efficaces si on met en œuvre la peinture rapidement. Mélangés à la chaux et
conservés dans un pot fermé, ils peuvent ainsi disparaître au bout de quelques
semaines ! Vous aurez alors la surprise à l’ouverture de votre pot de vous
retrouver avec une peinture à la chaux qui sera redevenue blanche. Pour rappel, les trois
couleurs primaires mélangées entre elles donnent naissance aux trois couleurs
secondaires : ROUGE
Violet
Orange
BLEU JAUNE
Vert Il sera toujours possible
d’éclaircir le résultat obtenu en rajoutant du blanc ou d’assombrir en
rajoutant un pigment d’ombre tel que la terre de Sienne. Dans tout les cas, il ne faut
pas ajouter plus de 20% de pigments à la peinture. Du fait que la peinture à la
chaux est naturellement blanche au départ et de cette limitation à 20% de
pigments ajoutés au maximum, nous n’obtiendrons jamais de couleurs très vives. Enfin, en séchant, la
peinture à la chaux s’éclaircit. La couleur obtenue lors du mélange des
pigments ne sera pas identique au résultat final après séchage. Des additifs ? La littérature mentionne de nombreux additifs
possibles : -
Du silicate de
sodium, maximum 10%, pour favoriser la fixation + effet liant. -
De l’huile de lin
pour un effet plus satiné avec un maximum de 10%, autrement, il y a un risque
de jaunissement sauf huile de lin décolorée. Huile de lin cuite sèche plus
vite. -
Du lait écrémé pour
un apport en caséine (protéine du lait) dans le but d’obtenir une couche finale
plus stable, très résistante à l’humidité et plus résistante mécaniquement. Un
litre de lait ne contient que +/- 30/35 gr de caséine. On peut également
utiliser du fromage blanc maigre (en ajoutant quelques gouttes d’essence de
girofle pour éviter tous risques de moisissures) -
De la colle à
tapisser. Le mélange obtenu est plus onctueux et plus facile à appliquer mais
le séchage est plus lent. Le résultat est plus uniforme et l’on obtient un
meilleur durcissement. -
Du Compaktuna ou
un fixateur pour panneaux en Gyproc. Attention,
ces liants (rétenteurs d’eau) vont également permettre à la peinture à la chaux
d’être plus onctueuse avec un meilleur durcissement au séchage, mais, selon la
dose employée, il va se former un film imperméable +/- important. Au final et
haut de là d’une certaine dose, on obtiendra une peinture plus proche des
peintures acryliques étanches. Sur un support humide, les peintures acryliques
finissent par s’écailler et tomber. -
De la craie
(blanc d’Espagne, de Meudon, de Champagne) pour opacifier (= charge) et donner
un peu de velouté. C’est typiquement le produit que l’on utilise pour opacifier
les vitrines des magasins et qui s’enlève avec un simple coup d’éponge. -
Du sel d’alun
(alun de potasse) à raison de 5gr par litre d’eau. Il va permettre d’éviter le
poudrage et de fixer les pigments. Le sel d’alun, aspect de gros sel, est un
entraineur d’air qui améliore la consistance des mortiers de chaux et évite une
dessiccation trop rapide. Le simple sel de cuisine, à raison de 50 à 100gr par
litre d’eau aura un effet similaire. Recette de base Diluer 1 kilo de chaux aérienne (ou grasse) éteinte dans du lait écrémé pour un petit apport en caséine,
la protéine du lait (dans lequel on aura préalablement dissout des éventuels colorants) jusqu'à obtenir la
consistance voulue. La caséine va permettre une
meilleure accroche de la chaux sur le support. A cela, on peut ajouter : 100 gr de sel
de cuisine pour renforcer la résistance mécanique (on évite ainsi d’en avoir
sur les mains ou les vêtements en cas de frottement à un mur chaulé) 50gr de Compaktuna (acétate de vinyle) pour améliorer l’adhérence, l’élasticité,
l’onctuosité et le séchage ¼ de litre d’huile de lin de préférence décolorée pour un effet plus satiné 500 à 900 gr de craie pour opacifier et donner plus de velouté. En réduisant la quantité de
lait, on obtiendra un bel enduit
crémeux et velouté. Préparation du support L'enduit à la chaux convient pour tous les supports
minéraux granuleux (moins sur le bois, ni sur une ancienne peinture laque par
exemple). À éviter sur le plâtre, car
les sous-couches d'accroche nécessaires ne sont pas perméables à la vapeur
d'eau. Il faut d'abord brosser votre mur pour le nettoyer,
puis l'humidifier à saturation la veille du chantier afin qu'il soit encore
humide le lendemain. De même, l’accroche se fait mieux sur un bois
légèrement humide. La chaux après séchage ne risque pas de partir en poussière
en cas de frottement. Les murs peuvent être, au
préalable, réparé avec n’importe quel enduit. Mais son aspect final mat et
velouté ne nécessite pas un support impeccable. La difficulté vient souvent du support qui n’est pas
uniformément absorbant ou hermétique. La
peinture séchera plus vite sur les supports les plus absorbants et le résultat
final ne sera pas homogène. Face à un support absorbant irrégulier composé de briques de différentes origines, de
parties maçonnées,…on conseille de vaporiser toute la surface du mur à peindre
avec de l’eau une heure avant l’application. Face à un support hermétique présentant quelques
surfaces absorbantes tels que des
murs recouvert de peinture acrylique avec par exemple une saignée pour
encastrer une conduite électrique rebouchée avec un ciment, il est conseillé
d’appliquer au préalable plusieurs couches de peintures acryliques diluées sur
ce ciment. Pour les panneaux en carton plâtre (Gyproc), il faut appliquer au préalable plusieurs couches
d’accroche et, si possible, une couche de peinture acrylique diluée. Pour éviter que des tâches d’humidité, de suie ne
ressortent du support, il faut
appliquer au préalable une couche de primer isolant spécial à base d’eau. Application -
Travailler
toujours à la brosse, jamais au
rouleau. -
Ne travaillez pas de surface trop clairement
délimitées. Avec du latex ou de
l’acrylique, vous couvrez généralement le mur case par case. Avec la peinture à
la chaux, la zone de chevauchement entre les cases séchera plus vite et l’intensité
de couleur sera différente à cet endroit. -
Peigner, au contraire aussi irrégulièrement que
possible en toile d’araignée.
Appliquer quelques coups de brosse sur les futurs endroits à peindre et pensez
tout en progressant à donner quelques autres coups sur les endroits déjà peint. -
Effet nuages uniquement
avec des couleurs claires en appliquant quelques traits supplémentaires avec
une peinture diluée avec 10 ou 15% d’eau. -
Effet rayures : peindre verticalement à la brosse sur des longueurs
variables pour éviter des effets de chevauchement visibles. Si la pièce n’est
pas trop haute, essayer de peindre la totalité de la hauteur de bas en haut et
vice versa. Il est possible d’accentuer l’effet en appliquant une seconde
couche diluée avec 10 à 15 % d’eau. Travailler toujours avec des mouvements
verticaux et en tenant la brosse cette fois à la verticale dans son sens le
plus étroit. Dans certains cas, il vaut mieux protéger les surfaces
peintes Dans une salle de bains, au
dessus d’un évier pour éviter les salissures de graisse, dans un escalier… La solution consiste à
appliquer un finich acrylique, une sorte de vernis (sealer) transparent
spécialement prévu pour la protection des murs. Pour une peinture à la chaux
naturellement matte, on choisira un sealer mat ou extra mat. La surface deviendra ainsi
complètement hermétique. Il n’y aura plus d’effet hydro régulateur, ce sera le
prix à payer pour un plus grand confort d’entretien. Mais dans ce cas, autant se simplifier la vie en
optant dès le départ pour une peinture acrylique. Avantages et inconvénients -
la chaux appliquée
sur un mur (= fine pellicule de roche) est
perméable, laisse l’humidité de son support s’évaporer tout en offrant une
protection suffisante contre la pluie. -
On dit que la
peinture à la chaux tout comme les enduits à l’argile sont hydro régulateur. Si vous dégager beaucoup de vapeur en cuisinant,
la peinture à la chaux présente sur les murs va absorber ce surplus d’humidité
et foncer. Si le support sur lequel la peinture à la chaux à été mis en œuvre
est lui-même absorbant comme de la brique nue (le plâtre n’est pas
hydrorégulateur), il va lui-même absorber le surplus d’humidité. Lorsque vous
aurez aérer votre cuisine et que l’hydrométrie sera redescendue, la brique et
la peinture vont relâcher l’humidité absorbée et la peinture à la chaux
redeviendra toute blanche. -
On peut si on le
désire rendre la peinture à la chaux totalement imperméable comme les peintures
acryliques en y ajoutant un certain pourcentage de Compaktuna. -
La chaux est
alcaline (pH basique), ce qui lui donne un pouvoir
désinfectant mais elle peut s’avérer irritante
pour la peau. Les personnes sensibles porteront des gants. Pour cet effet
bactéricide et fongicide, de nombreux fermiers appliquent de la peinture à la
chaux sur les murs de leurs étables. -
La chaux ne
contient aucun élément toxique
pouvant nuire aux personnes qui la mettront en œuvre ou qui vivront dans des
pièces ou les murs ont étés recouvert d’une peinture à la chaux. -
Du fait de sa
perméabilité, les agressions extérieures laisseront plus facilement des tâches et les anciennes traces d’humidité
présente dans le support réapparaîtront plus facilement. Un mur partiellement
humide recouvert d’une peinture acrylique va donner dans un premier temps un
beau résultat uniforme avant de s’écailler. La peinture à la chaux va tenir
sans problème sur les zones humides mais celles-ci vont ressortir sous formes
de tâches plus foncées. -
La peinture à la
chaux résiste mal au frottement. Si
vous vous frotter à un mur chaulé, vos vêtements vont devenir blanc. Mais on
peut facilement palier à ce problème en la renforçant avec de la caséine. -
La peinture à la
chaux tout comme les enduits à l’argile (terre glaise) sont exclusivement mat. -
Si l’on désire appliquer une peinture classique sur un
support préalablement recouvert d’une peinture minérale à la chaux ou au
silicate, il faudra, au préalable, appliquer une couche de fixateur (Primer d’isolation ou de fixation) Sinon, la chaux
transparaîtra à travers la nouvelle couche. Brunir le bois Le brun peut se fabriquer à
partir du brou de noix. Dans un noyer, tout est bon, les feuilles, l'écorce, la
racine... donnent des couleurs variant du jaune ocré au fauve marron. Lorsque
vous cueillez les noix, conservez précieusement les brous, ces petites peaux
sombres qui s'en détachent naturellement. Les feuilles et tout le brou
contient de la juglone qui permet d'obtenir des tons fauves et brun par
macération du brou et décoction des feuilles. Il faut environ une
macération de deux ans pour faire un bon brou de noix, pour accélérer le processus,
il faut bouillir le brou dans une casserole pendant deux bonnes heures. On peut l’acheter tout fait
sous forme de bistre de noyer (acide humique) à diluer dans de l’eau chaude.
Filtrer si nécessaire. Appliquer directement comme
simple coloration en diluant dans de l’eau selon la densité de noir désirée. Le bistre de noyer dilué dans
de l’eau peut servir à colorer une peinture à l’huile (lasure). Traiter préventivement le bois brut contre les
moisissures Le borax Na2B4O7•10H2O
(tétraborate de sodium) n’est que le minerai de bore réduit en sel ou
paillettes. Il neutralise les odeurs et évite les moisissures. C’est un
répulsif pour les insectes. Ils ne viendront pas pondre dans un bois traité au
Borax. Attention, c’est un produit
irritant à manipuler avec précautions (gants,..) Dose létale à partir de
20gr ! AGLAIA commercialise une
imprégnation aqueuse aux sels de bore prête à l’emploi hautement
concentrée : il en faut Pour traiter le bois de
construction, compter environ 900gr de sel de bore pour Fabriquer sa propre peinture à l’huile (lasure) Depuis des siècles, l’huile
de lin assure la protection des bois en intérieur et en extérieur. Rien de plus simple, mélanger
2/3 ( Les couches subséquentes
peuvent être appliquées avec une huile de lin plus concentrée. Par exemple Il faut par contre appliquer
des couches très minces et s’empresser d’essuyer l’excédent après 15 à 20
minutes. Toute trace d’huile superficielle deviendra collante. Afin d’obtenir
une bonne protection, il faudra appliquer 2 à 3 couches d’huile. Pour réaliser
une belle finition douce et soyeuse, il est recommandé de passer un léger
papier sablé de grain très fin (600) ou même une laine d’acier 000000. L’huile de lin convient
particulièrement bien car elle est naturellement siccative, elle sèche par
évaporation, s’oxyde au contact de l’air et durcit. L’huile de lin et la
térébenthine vont imprégner le bois et le laisser respirer tout en le rendant
hydrofuge. Elle devient légèrement
satinée après quelques couches. Ne forme pas de pellicule à
la surface du bois. Rend la surface imperméable
tout en laissant respirer le bois. Résiste à l’eau, à l’abrasion
et à l’alcool. Très durable et facile
d’entretien. Odeur herbacée fraîche.
Couleur doré clair à ambré foncé. Fonce légèrement le bois avec
le temps pour créer une patine ambrée. La térébenthine est obtenue
par distillation du bois de pin. Elle est inflammable et irritante pour la peau
et les voies respiratoires. L’ingérer est très déconseillé. Choisir une térébenthine
de bonne qualité qui ne dégage pas d’odeurs. On peut ensuite ajouter des pigments aux choix et 5 % maximum de siccatif pour accélérer le séchage. Pour réduire la quantité de
pigments, on peut ajouter la même proportion de craie (blanc de Meudon) Les
siccatifs sont issus de sels métalliques (anciennement du plomb mais cela
posais d’énorme problème de pollution) Ils s'ajoutent à la couleur pour en
accélérer le séchage en activant la réaction de l'oxydation de l'huile,
entraînant ainsi sa polymérisation et son durcissement. Utiliser l’huile de lin c’est
redécouvrir les vieilles techniques artisanales de finition du bois. Cette
finition est à la fois très résistante et économique. Pour un effet glacis à l’huile, on inverse les proportions : 2/3 de térébenthine pour 1/3 d’huile de lin + pigments + siccatif. Il donnera un beau ton satiné
sur support en bois ou un mur clair. Appliquer à la brosse en
travaillant dans tout les sens en terminant par des grand huit. Fabriquer son propre vernis On dilue 200 gr de gomme
laque (liant) en paillette dans On peut ensuite ajouter des
pigments aux choix et 5 % maximum de siccatif pour accélérer le séchage. Les pinceaux se nettoient
avec de l’alcool. La gomme laque, d’origine
animale, provient de la sécrétion d’un insecte de la famille des cochenilles «
laccifer laca » qui produit une substance mucilagineuse. Cette résine est
récoltée sur les arbres et arbustes en Indes (95% de la production mondiale),
en Indochine et en Birmanie. La résine obtenue est de couleur
jaune/rouge-ambrée, généralement fournie sous la forme de paillettes que l'on
dissout dans de l'alcool à 95°. La gomme-laque était
autrefois utilisée comme plastique naturel afin de confectionner divers objets. Une peinture suédoise pour une protection maximale du
bois Cette peinture traditionnelle
scandinave matte est imputrescible et très résistante même aux UV. Pour Délayer 70gr de farine dans
100gr d’eau. Porter à ébullition cette
sauce blanche allongée avec 70cl d’eau. Pigmenter avec 200gr d’ocre
au choix. Ajouter 20gr de sulfate de
fer si cette peinture est destinée à l’extérieur. Chauffer la préparation Ajouter 10cl d’huile de lin
de préférence cuite pour une meilleure siccativité (séchage) Si votre huile de
lin est crue, la maintenir à Cuire à nouveau Ajouter 1cl de savon noir
pour favoriser l’émulsion de la peinture. Une fois refroidie, la
peinture est prête. Rectifier la consistance au besoin avec de l’eau. Pour du bois neuf, appliquer
une première couche diluée avec 10 à 20% d’eau. Laisser sécher 24h avant
d’appliquer une seconde couche, non diluée, pour la finition. Fabriquer sa propre
peinture à l’eau Fondre
de la gomme arabique (liant) dans de
l’eau (solvant) en mélangeant avec un peu de la colle à tapisser (facultatif)
et laisser reposer plusieurs heures. Si on est pressé, on peut fondre la
gomme arabique plus rapidement dans de l’eau chaude. On peut ensuite ajouter des
charges (blanc d’Espagne), des pigments aux choix, du borax (2 à 3%) pour
éviter les moisissures et 5 % maximum de siccatif pour accélérer le séchage. La
gomme arabique est obtenue en récoltant l’excroissance (naturelle ou provoquée
par incision) de sève sirupeuse d’arbres du type acacia en Afrique. Elle est
massivement utilisée pour le collage des étiquettes et enveloppes ainsi que
dans l’alimentation pour ces vertus épaississantes (E 414) En peinture artistique, la
gomme arabique est un constituant à la fabrication du pastel sec, de
l'aquarelle et de la gouache. Des recettes de peinture à la caséine Elle convient idéalement aux
supports eux-mêmes durs, solides, présentant un peu ou beaucoup de porosité tel
que le plâtre
ou surtout le bois car elle
est inattaquable par les vers. Pure ou mélangée à la
chaux (= beaucoup plus économique), elle laisse respirer des
supports tels que les vieux murs, qui en ont besoin. Au touché, elle a une
douceur inégalable. Sa dureté en fait en même
temps un produit fragile, cassant (-> craquelures, cassures). Il faut à tout
prix éviter de l'employer sur des supports souples SAUF adjonction de glycérine ou autre agent
assouplissant. Cette adjonction est à conseiller de toute manière, mais
seulement en petite quantité si le support ne pose pas de problème précis et si
l'environnement est non acide. Mélanger 120 ml de d’huile de lin à 1000gr de fromage blanc maigre, 100gr de chaux et d’éventuels colorants. Diluer 900gr de craie (blanc
de Meudon) dans de l’eau pour obtenir une bouillie épaisse. Laisser reposer les deux
préparations une heure avant de les mélanger soigneusement. Appliquer directement, cette
peinture ne se conserve pas et est sensible aux moisissures. On peut remédier à cela en
ajoutant à ce mélange 25gr de borax. Le borax n’est que le minerai de bore réduit en sel ou
paillettes. Il neutralise les odeurs et évite les moisissures. Attention, c’est
un produit irritant à manipuler avec précaution. L’huile de lin, qui a
tendance à jaunir, pourra être remplacée par de l’huile de carthame plus neutre
surtout en cas de teintes claires. La peinture paraît légèrement
transparente à l’application et s’opacifie en séchant. Toujours attendre le séchage
complet avant d’appliquer une nouvelle couche. Les meubles peuvent recevoir
au final une couche de cire protectrice.
On peut ensuite ajouter des
pigments aux choix et 5 % maximum de siccatif pour accélérer le séchage. Laissez reposer une heure
dans un endroit aéré avant l’application et faites votre préparation dans un
récipient en plastic. Peinture d’argile, recette de Grand-mère Récolter l'argile sur les
bords d'une rivière ou d'un étang. Mettre la terre argileuse dans un seau et
ajouter un peu d'eau. Brasser puis tamiser de manière à séparer la terre des
brindilles, racines, cailloux, ... Laisser décanter une nuit ... Le lendemain, écoper l'eau
qui se trouve en surface. Garder la boue épaisse, elle servira de base à la
préparation de la peinture. Pour 1 dose de boue d'argile
ou de l’argile blanche en poudre
diluée dans un peu d’eau : - 4/8 de colle de farine pour assurer une bonne adhérence au support. - 2/8 du blanc de Meudon ou d’Espagne = craie en poudre pour renforcer le
pouvoir couvrant de la préparation. - 1/8 d'huile de lin pour
donner une certaine souplesse au mélange. - 1/8 de vinaigre d'alcool blanc pour un effet anti-bactérien. (ou 2 à 3% de Borax) Mélanger le tout. Corriger la
consistance avec de l’eau. Colorer la peinture avec des pigments naturels (max
5%) Cette peinture matte très
respirante s’applique aussi bien sur des supports en bois, briques, enduits de
terre, plâtre, peintures anciennes lessivées et poncées. Colle de farine (colle ancienne, encore utilisée
aujourd'hui par les restaurateurs d'antiquités). Dans une casserole, mélanger
2 cuillères à soupe de farine de blé et 1 cuillère à café de sucre. Le sucre a
un effet retardateur de prise. Faire chauffer à feu doux en ajoutant un peu
d'eau, mélanger au fouet pour éviter les grumeaux, délayer avec 2 à 3 verres
d'eau, en mélangeant toujours. La consistance doit être
celle d'une sauce béchamel. Si la colle est trop épaisse ne pas hésiter à la
diluer encore. Une colle à papier peint à base de farine On utilise ici l’amidon de la
farine. Il est possible de réaliser des colles en recueillant le jus de cuisson
de pommes de terre ou de riz, riche également en amidon. Faire bouillir 6 à 7dl d’eau.
Verser 250gr de farine blanche petit à petit en mélangeant avec un fouet. Laisser la colle épaissir
pendant Rectifier au besoin en
ajoutant un peu d’eau. La consistance ne doit pas être ni trop épaisse ni trop
liquide. Si l’on veut rendre cette
colle imputrescible et insecticide, on peut ajouter 1dl d’essence de
térébenthine, ce qui va également accélérer le temps de séchage. A l’inverse, 1 c. à s. de
sucre retardera la prise de la colle. Encoller généreusement le mur
et le dos du papier peint et passer une éponge humide pour éliminer le surplus
de colle. Cette colle ne convient pas
aux papiers de type vinyliques. Une colle multi usages à la caséine Des charpentes datant du
moyen-âge tiennent encore aujourd’hui avec cette colle de fromage. La prise de conscience de la
pollution des habitats liés, notamment, aux émanations des solvants utilisés
dans les colles modernes, a remis au goût du jour cette colle à base de
caséine. Idéale pour coller le liège, le linoléum,… Mettre égoutter pendant 12h
1kg de fromage blanc maigre dans une
étamine nouée au moyen d’une ficelle et suspendue au dessus d’un évier ou d’un
sceau. Peser le fromage égoutté,
ajouter un quart de son poids en chaux
aérienne et 10gr de Borax
préalablement dilué dans un peu d’eau. Mélanger pendant une minute minimum. Appliquer au pinceau dans les
6 heures en encollant les 2 surfaces qui doivent être bien propres et
dégraissées. Essuyer les bavures avec une
éponge humide et laver les outils à l’eau. Attention, pour que cette
colle soit efficace, il faut que le fromage blanc soit bien égoutté. Si vous disposez de caséine pure, vous pouvez en diluer 100gr directement dans 150ml
d’eau chaude et un peu d’ammoniaque
(30ml) pour aider la caséine à se solubiliser dans de l’eau. Bien mélanger. Allonger avec
de l’eau selon la consistance désirée. On peut y ajouter un peu de glycérine (10ml) pour rendre cette
colle moins cassante après séchage et 10gr de borax pour une meilleure conservation et résistance aux moisissures.
La patine sur bois (effet de vieillissement) Il est primordial d’avoir un
bois propre et exempt de toutes traces de cire, de vernis ou de peinture pour
appliquer la patine. >
ETAPE 1 Pour le bois ciré - dissoudre de - badigeonner le meuble avec
la solution à l'aide d'un pinceau (faire mousser un peu) - laisser agir sans laisser
sècher - frotter le bois dans le
sens de sa fibre avec une éponge humide - rincer à l'eau claire - éponger l’eau au maximum - laisser sécher (pas en
plein soleil) Pour le bois vernis - supprimer toutes traces de
vernis, plusieurs possibilités : - à sec en le grattant avec
une brosse métallique d'ébéniste, une spatule ou tout autre objet (attention
aux rayures) - avec un produit décapant - avec une solution de
Solarine et d'eau - au décapeur thermique
(attention aux brulures) - à la lessive de soude
(cristaux de soude dilués = sans danger) - à la soude caustique
(caligène) (attention aux déformations et aux éclaboussures très irritantes) - à l’acétone (attention aux
voies respiratoires) - à la ponceuse - à l'ammoniaque Les
vernis les plus anciens,
craquelés avec le temps, seront grattés avec une brosse métallique, une spatule,
un tournevis, un outil vendu en magasin de bricolage. Le travail sera
fastidieux mais le résultat sera impeccable. - gratter toujours le bois
dans le sens de la fibre, - faire attention de ne pas
glisser avec l’outil car les griffes seront difficile à masquer, - terminer par frotter le
bois avec une brosse en laiton (rayon ébénisterie en magasin de bricolage)
toujours dans le sens de la fibre du bois. Cette brosse va extraire le bois
tendre des fibres plus dures, ce qui aura pour effet de renforcer le visuel de
la fibre, ce sera très utile pour renforcer l'effet de patine sur meuble. Bien dépoussiérer l’objet
avant de commencer la patine. Le
décapeur thermique est une
technique pour décaper le vernis. Attention toutefois à ne pas brûler le bois,
bien qu’il sera peint (le bois brûlé fragilise la structure générale du meuble,
ne pas en abuser). L’utilisation du décapeur thermique exige d’être à
l’extérieur ou au moins dans une pièce très bien aérée (le vernis chaud ou
brûlé dégage de la fumée toxique, des fortes odeurs et des risques de
projection très chaude au sol (ou sur les vêtements). Il s’agit de ramollir le
vernis avec le décapeur et le gratter à la spatule tant qu’il est chaud.
Attention, c’est très chaud, ne vous mettez pas en danger et lisez le mode
d’emploi de votre appareil. Ne régler pas la chaleur au maximum, préférez
travailler par étape, en commençant avec une température basse et en voyant
comment se comporte le vernis, vous adapterez la chaleur de l’appareil par la
suite. Décaper l’entièreté du vernis avant d’utiliser la brosse en laiton
(comme expliqué ci-dessus). Il est parfois nécessaire de
recourir à l’ammoniaque qui
est la dernière solution avant le ponçage. Attention aux voies respiratoires,
porter un masque et ne pas rester juste au dessus du produit lors de
l’application (lisez la notice). Frotter avec un chiffon doux. Si rien n’y fait,
poncer à la ponceuse électrique ou au papier de verre. Gardez à l'esprit
que vous êtes en train de retirer le vernis (ou la peinture), il ne s'agit pas
de trop poncer le bois et donc de déformer sa forme, ses angles et détruire le
dessin du bois. Le bois peint La veille peinture qui se
craquelle peut s’enlever assez facilement avec de "l’huile de bras"
et un outil (spatule, brosse, papier à poncer, laine d’acier…). La peinture se
retire moins bien que le vieux vernis. La vieille peinture se décape
assez facilement au décapeur thermique. Si elle est très synthétique ou très
grasse, c’est la méthode la plus adaptée car le décapant liquide aura du mal à
trouver une accroche (il faut poncer légèrement d’abord). Pour les peintures à
l’eau, il sera préférable de poncer tout de suite car le décapeur thermique
aura peu d’effet sur la peinture. La méthode humide est la plus
délicate à mettre en œuvre car les produits du commerce, généralement à base de
soude caustique, sont très mordants, dangereux à manipuler et exige d’être à
l’extérieur. Préférez de loin le décapant Beeck aussi efficace, vendu dans les
magasins commercialisant les peintures naturelles. L’étiquette mentionne
« Aucune classe de danger connue selon
Pour patiner du mélaminé,
appliquer une sous-couche d’accroche (primer universel à l'eau) adaptée, vendue
en magasin de bricolage. Le meuble pourra être patiné mais n'offrira pas autant
de possibilité que le vrai bois. Si le bois n’a pas encore été traité ou n’a été recouvert que d’une simple huile
d’imprégnation, passez directement à l’étape N°2 > ETAPE 2 Une
fois le bois préparé, le
nettoyer avec de la lessive St Marc
ou à
Eponger et laisser sécher
(jamais en plein soleil). Ne mouiller pas trop car vous risqueriez de déformer
le bois. Le bois sec doit être poncé
légèrement et brossé avec une brosse en laiton (qui dégage la fibre du bois) et
assure une bonne accroche de la patine.
Les bois de fruités ont des
fibres plus compactes et la patine sera plus difficile à appliquer (la richesse
de la fibre du bois est inexistant car le bois est très compact). Les bois foncé donnent de
très bons résultats. > ETAPE 3 Appliquer plusieurs couches
légères de la plus claire à la plus foncée ou l’inverse. Sécher au sèche
cheveux pour gagner du temps. Cela doit être sec au touché et poncer légèrement
au papier de verre avant d’appliquer la couche suivante. On peut soit travailler avec
du latex mural blanc mat ou de la peinture à la chaux que l’on colore soit avec des pigments et un
peu de liant (Kompktuna ou Caparol) ou une peinture acrylique
colorée matte (testeur) et que l’on dilue avec un peu
d’eau pour avoir une consistance de pâte à crêpe. Après la dernière couche,
poncer légèrement les arrêtes du meuble. Les poussières de chaux étant
très irritantes pour les voies respiratoires, il est recommandé lors du ponçage
de porter un masque. La peinture à la chaux
adhèrera mieux sur un support en bois préalablement humidifié. > ETAPE 4 Appliquer une cire
transparente avec des mèches en coton. L’effet marbré Lors de l’étape 3, on
applique une couche épaisse au platoir de peinture à la chaux colorée
préalablement opacifiée avec de la poudre de marbre. Pour que le travail
réussisse, il faut que le résultat soit imparfait. Poncer légèrement à la laine
d’acier N° 2 Appliquer au platoir une
deuxième couche un peu plus liquide et colorée avec les mêmes pigments mais
moins intensément. Cette dernière va se loger
dans les creux laissé par la première couche. Poncer de nouveau légèrement
avec de la laine d’acier N° 2. Appliquer une cire grise avec
des cotons. A lire et à voir : « La magie de la
chaux » de Willem Fouquaert aux Editions Racine. « Peindre et
décorer au naturel » de Nathalie Boisseau Voir les sites : http://www.dotapea.com/chaux.htm http://www.atelier10doigts.be qui
organise d’excellents stages de patine sur (le) meuble (que vous apportez) http://www.le-lion.be |