Atelier fabrication de savons et produits d’entretien

Avec Jean-Claude Beguin   Tél. 071/45.91.50

 

Le savon d’Astérix

Les plus anciens, difficile de donner une date, réalisaient un savon mou grossier en cuisant des graisses (le saindoux du sanglier d’Obélix) avec de la cendre de bois (potasse).

Il y a environ 2000 ans, le procédé s’améliore par le mélange de jus de cendre (potasse) avec de la chaux vive. La graisse, le plus souvent du saindoux, était alors cuite avec la potasse devenue caustique. A la fin de la réaction, la pâte de savon était séparée du liquide par ajout de sel de cuisine.

Voir aussi le site www.autarcies.com

 

Le savon d’Alep (Syrie), le plus ancien des savons durs

Depuis VIII° siècle, ce savon est fabriqué à base d’huile d’olive et d’huile de laurier que l’on verse dans un grand chaudron avec de l’eau et de la soude caustique (cendre de salicorne à l’origine) Cette huile se transforme progressivement en savon (saponification) après une cuisson de plusieurs jours dans des grands chaudrons en cuivre. Après lavages (plusieurs pour enlever la soude caustique restante non consommée par la saponification), on ajoute l’huile de baies de laurier. Le savon est ensuite étalé sur le sol. Après refroidissement et solidification de la pâte vient la découpe manuelle en pains de savon. Ce n’est qu’après une longue période de séchage au soleil et dans un local aéré (9 mois) que le savon est commercialisé. En séchant, il prend une couleur brune, seul le cœur reste vert.

Ce savoir faire s’est exporté par les croisades. Il a donné naissance au savon de Marseille. Le savon d’Alep est à l’origine des savons durs que nous connaissons aujourd’hui à base de soude. Les savons mous, beaucoup plus anciens, sont à base de potasse (cendre de bois) et de graisse animale ou végétale.

Ne connaissant aucun adjuvant, colorant, parfum…il est particulièrement indiqué pour les peaux sensibles et les personnes allergiques. La glycérine (produite par la réaction de saponification) reste présente. Même s’il mousse peu, il hydrate bien la peau. Il n’y a pas de risque de desséchement. On le sait moins mais c’est un excellent antimite.

 

Le savon de Marseille (procédé discontinu marseillais)

C’est un savon qui est fabriqué selon le procédé dit « discontinu marseillais » avec cuisson tout comme le savon d’Alep. Ce procédé a l’avantage de permettre de soustraire la glycérine. Sa valeur marchande est nettement plus élevée que le savon. La glycérine est utilisée pour élaborer des bougies, dentifrices, crèmes hydratantes,…

Le savon de Marseille, devait contenir au minimum 63% d’acides gras et ces acides gras était composés au minimum de 72% d’huile d’olive (d’arachide si savon de Marseille blanc) et le reste composé d’huile de coprah et de palme. Il ne pouvait pas y avoir de tensioactifs de synthèse, colorants,...

L’appellation « Savon de Marseille » n’étant pas vraiment protégée, la plupart sont fabriqués, comme les autres savons, au départ de baudillons importés d’Asie du sud-est (Indonésie, Malaisie). Ces baudillons sont généralement fabriqués à base de graisse végétale (palme) et/ou animale (sodium talowatte)  

 

Réaliser soi-même des savons durs à base de soude caustique : attention, danger !  

Description du procédé à froid :

La soude caustique (NaOH) provoque de graves brulures en cas de contact avec la peau de même qu’en cas d’inhalation, de contact avec les yeux ou d’ingestion. Et pourtant, c’est grâce à elle que l’on fabrique de merveilleux savons ultra doux pour notre peau.

Prévoir des gants, un masque, des lunettes de protection, des vêtements à manches longues et une bouteille de vinaigre pour neutraliser la soude au cas où… Réserver les ustensiles utilisés au seul usage de la fabrication de savon, ne les utiliser plus pour la cuisine. Eviter l’aluminium et l’émail ébréché. Faites vos mélanges à l’extérieur ou dans une pièce bien aérée. Ne respirer pas les dégagements de vapeurs…  

Voici un exemple de recette tirée du blog http://secretsdefee.canalblog.com/archives/2006/07/31/2385432.html

134gr de soude caustique

300gr d’eau

250gr d’huile de coco

200gr d’huile de palme

300gr d’huile de pépins de raisins

200gr d’huile d’olive

5ml d’huile essentielle de lavande

2 c. à soupe de graines de pavot

Il est impératif de respecter les ingrédients et les quantités à la lettre. Chaque matière grasse a un indice de saponification spécifique. A la moindre modification, il faut tout recalculer. La recette de base pour 1000gr de graisse végétale est de 133gr de soude et 378gr d’eau.

Peser 134gr de soude et la verser dans 300gr d’eau contenue dans un récipient en plastic ou inox. Le plonger dans un bain marie d’eau froide. Ne jamais faire l’inverse, une réaction chimique indésirable se produirait avec des projections de liquide caustique !

La dissolution de la soude dans l’eau est extrêmement exothermique et dégage beaucoup de chaleur et peut provoquer des dégagements brutaux de vapeur entraînant  des gouttelettes brûlantes de soude.

Le fait que le récipient est plongé dans un bain marie d’eau froide va limiter cet échauffement. Mélanger avec une spatule et laisser dans le bain marie jusqu'à ce que la température descende à 40°C environ.

Verser une à une les huiles dans un récipient que l’on maintiendra dans un bain marie d’eau chaude pour faire fondre les graisses solides et obtenir une température de 40°C également. Si l’on utilise une recette avec uniquement des huiles liquides, on peut travailler à la température ambiante et éviter ainsi l’achat d’un thermomètre. Il faut toutefois que les deux mélanges huiles/eau et soude soient à la même température. Il faut donc laisser refroidir plusieurs heures le mélange eau/soude   

Lorsque les deux sont à 40°C, verser la soude dans les huiles et mixer avec un mix-soupe électrique. Quant le mélange s’épaissit, qu’il se forme des traces à la surface, le savon est terminé et le long travail de saponification peut commencer. Cet à ce moment que l’on peut incorporer les 5 ml d’huile essentielle de lavande et les 2 c. à s. de graines de pavot.

Verser dans des moules, les moules en silicone vont très bien. Recouvrir d’un film plastic et laisser sécher 24 à 48h à température ambiante avant de les démouler. Attention, les savons devront encore sécher pendant un mois avant d’être utilisé.

Pour la petite vaisselle, mettre des gants, racler le savon résiduel avec de l’essuie-tout avant de rincer et réserver ce matériel à l’usage exclusif de fabrication de savon.

 

La réaction de saponification se résume à :

 

ACIDE GRAS + BASE FORTE  < == > SAVON (80à85%) + GLYCEROL (10 à 15%)

Acide gras =  huile, beurre, matière grasse, …

Base forte = soude caustique, lessive de soude, potasse, …

Glycérol = glycérine

 

Le glycérol se présente sous la forme d'un liquide transparent, visqueux, incolore, inodore, non toxique et au goût sucré. Il est soluble dans l’eau. Il a un effet hydratant pour la peau et est utilisé comme solvant dans les cosmétiques.

C’est l’ingrédient de base des crèmes hydratantes. Il est utilisé dans les dentifrices, les bougies,….

Le glycérol a une valeur marchande 10 fois supérieure à celle du savon. Il est donc systématiquement enlevé malgré son haut pouvoir hydratant.

  

Propriétés

Le savon est un tensioactif. Les molécules de carboxylates (R-CO2-Na) sont dites amphiphiles : elles sont formées d'une longue chaîne dont une extrémité, polarisée négativement, est hydrophile alors que l'autre extrémité est lipophile. L'extrémité lipophile accroche les graisses. L'extrémité hydrophile est attirée par l'eau. La molécule de savon et la graisse sont donc entraînées avec l'eau de rinçage.

Lors de la toilette, le savon dissout la graisse constituant le film hydrolipidique qui recouvre la peau (qui sert à la protéger et à retenir son eau) La graisse est entraînée dans l'eau avec les saletés (sueur, poussières, maquillage…) qu'elle contient. Le lavage assèche donc la peau, jusqu'à ce que le film hydrolipidique se reconstitue, au bout de quelques minutes grâce à l’action des glandes sébacées. Cela est vrai pour le lavage au savon, mais aussi pour le lavage avec un gel douche.

Le savon est basique. Son pH se situe entre 9 et 10. Lors de la toilette, il perturbe la légère acidité de la peau dont le pH moyen est de 6,5. Une peau « sèche » sera plus acide avec un pH situé entre 5,2 et 6,5 tandis qu’une peau dite « grasse » bénéficiera d’un pH situé entre 6,5 et 7.

Dans une eau dure, les molécules du savon réagissent avec les ions calcium et forment des dépôts de sels de calcium. Il faudra donc une plus grande quantité de savon pour se laver. Pour éviter ces inconvénients, on ajoute aujourd'hui aux savons des agents anticalcaires comme l'EDTA.

 

Du savon sans savon

Pour répondre à la croyance que le savon aurait un effet déshydratant pour la peau et, pour offrir une alternative aux personnes allergiques au savon, l’industrie a mis au point un savon sans savon à base de tensio-actifs de synthèse issus de la pétrochimie dont le pH est de 7 comme la peau. Ces « savons » ont tendance à trop dissoudre le voile lipidique qui recouvre la peau. La peau est plus facilement irritée et les glandes sébacées ont plus de mal à rétablir le film hydrolipidique. De plus, les tensio-actifs de synthèse utilisés peuvent également être une source d’allergies.

Le savon idéal à base de soude et de corps gras est celui qui, après la saponification contient encore sa glycérine (= effet hydratant). Dans les savons industriels, la glycérine est soustraite pour être utilisée dans divers produits cosmétiques. De plus, la glycérine a tendance à boucher les extrudeuses.

Le maître choix serait donc le vrai savon d’Alep ainsi que les savons réalisés par des artisans qui réalisent eux même la saponification sans (pouvoir) extraire la glycérine.

 

Du savon sans savon à base de glycérine

La glycérine a un effet très hydratant mais n’a pas d’effet lipophyle. Elle fait partie de la famille des sucres et elle est naturellement transparente. Vendue sous forme de pain transparent, elle fond à 60°C. Il est alors facile et sans danger de la colorer avec des colorants alimentaires avant de la mettre en moule. De nombreux effets sont possibles.

 

Du savon surgras

C’est un savon qui, à la base, est réalisé avec moins de soude caustique. La saponification n’est pas complète et il reste des huiles non saponifiées. Ces huiles vont augmenter l’effet hydratant et adoucissant du savon. S’il s’agit d’un savon tout à fait artisanal sans conservateur chimique, les graisses non saponifiées risquent de rancir au bout de quelques mois.

 

Du savon aux huiles nobles : jojoba, argan,…

Pour garder les qualités de ces huiles, il faut éviter de les chauffer. Soit on les incorpore dés le départ si on utilise le procédé de saponification à froid, soit on les ajoute aux boudillons de savons (la saponification a déjà eut lieu) avant le moulage

 

Pour votre toilette, n’abusez pas du savon

Si vous enlevez en profondeur le film lipidique qui vous protège, vos glandes sébacées vont mettre plus de temps à  le rétablir. C’est une période critique pendant laquelle votre peau est sans protection. Cette période est propice à la prolifération de bactéries, champignons…

 

D’un point de vue toxicologique

Le choix des matières grasses de départ ne semble pas avoir d’incidence. Par contre, certains additifs peuvent poser des problèmes : colorants, conservateurs,…

 

Fabriquer des savonnettes à base de savon en paillettes et/ou de fonds de savonnettes rapées

Pour 100gr de savon en paillettes ou de savonnettes râpées, compter 100 gr d’eau distillée ou de pluie (peu chargée en minéraux en tout cas). L’eau peut être remplacée par une infusion de verveine, camomille…

Faire fondre le tout au bain marie tout en mélangeant. On obtient une sorte de crème épaisse.

Verser la préparation dans un bol, ajouter 5 ml d’huile (olive, amande douce, rose musquée, noisette,…) et, au choix, 15 gouttes d’huile essentielle, un colorant alimentaire, voir un peu de lait en poudre…et mixer.

Verser dans des moules et laisser durcir pendant 4 à 6 semaines à une température de cave.

Voir : www.feminin.ch/beauty/produits/savon.htm

Les savonniers artisanaux ne passent pas leur temps à fabriquer du savon avec de la soude caustique et de la graisse. Ils achètent pour la plus-part des boudillons de savons qu’ils colorent et parfument dans un pétrin avant de les presser dans une extrudeuse. C’est une sorte de puissant hachoir chauffant à 40-50°C muni d’une vis sans fin. A la sortie, une grille. Le savon va y passer plusieurs fois en sortant sous forme de spaghettis de plus en plus fins. L’opérateur place une grille de plus en plus fine. Lorsque le savon est bien mou, l’opérateur le fait passer une dernière fois dans l’extrudeuse en y plaçant à la sortie la plaque de moulage qui donnera la forme définitive au boudin de savon. Il ne reste plus qu’à découper le boudin, imprimer un cachet en relief pendant qu’il est encore mou.

 

Réaliser soi-même du savon mou à base de potasse caustique : attention danger

La potasse caustique (KOH) ou hydroxyde de potassium est tout aussi dangereuse que la soude.

Le savon mou se présente sous forme savon noir ou de savon liquide et transparent tel que le shampoing, le savon mains,…

Essai de définition d’un produit d’entretien écologique ?

-          matières premières locales d’origine végétale ou minérale, bon bilan carbone

-          produits naturels ou de synthèse

-          substances ou préparations dangereuses, voire toxiques interdites ou limitées

-          colorants ou parfums naturels

-          procédés de fabrication écologique recourant à de l’énergie renouvelable dans des locaux écologiques en matériaux renouvelables

-          contenant du produit écologique, éco-recharges

-          limitation du volume et du poids, des transports

-          efficacité du produit

-          optimalisation des conseils d’utilisation de manière à évité le gaspillage

-          pas de dégagement de substances nocives, pas d’irritation de la peau, pas d’allergène…

-          biodégradabilité et limitation  de la toxicité pour les microorganismes aquatiques

Bref, il y a tellement de critères que seul un écobilan par type de produit peut aider à les classer sur ce critère.

Un savon naturel à base d’huile d’olive peut présenter un écobilan plus défavorable par rapport à un savon issu de la chimie de synthèse. En effet, les oliviers, il faut les planter, les entretenir, récolter les olives, les presser, les transporter…

 

Dans les opérations de nettoyage, le résultat final est influencé par 4 facteurs inter-dépendants, regroupés dans le cercle de Sinner

Si l'un des facteurs est diminué, on doit obligatoirement compenser cette perte en augmentant un ou plusieurs des autres facteurs.

 

1er Facteur: Action chimique

Représente l'action d'une solution détergente alcaline ou acide. Cette action est augmentée ou diminuée par la concentration de produit pur, contenu dans la solution (mélange eau + produit) .

Il est important de respecter la dilution de produit dans les opérations de nettoyage. Le "sur - dosage" et le "sous - dosage" apportent des incidences sur le résultat attendu.

 

 2eme Facteur: Action mécanique

C'est l'action du tambour de la machine à laver, éventuellement augmenter avec des boules de lavage, ce qui va provoquer des frottements et une pression qu’il faudra moduler en fonction de la résistance mécanique du linge.

 

 3eme Facteur: Action température

L'action thermique s'illustre dans plusieurs cas de figure dans les activités de nettoyage

La température de l'eau dans la dilution de produit : L'eau chaude favorise la détergence d'un produit, et les différents pouvoirs (pouvoir mouillant, séquestrant du calcaire).

Cette notion se retrouve dans le cas des lave-vaisselles et lave-linge où l'impact de la température a une influence directe sur le résultat.

 

 4eme Facteur: Temps d'action

Pendant les opérations de nettoyage, le temps d'action est combiné à l'action chimique.

C'est le fait de laisser le produit agir sur le support, qui accroît son pouvoir nettoyant.

 

Réaliser son propre produit vaisselle, une recette de Raffa     http://raffa.over-blog.com

Pour 1 litre :

Récupérer un ancien flacon de produit vaisselle, à l’aide d’un entonnoir, verser successivement :

-  2 c. à café de bicarbonate de soude (NaHCO³), ce qui va augmenter le pH, l’alcalinité et renforcer l’efficacité des tensioactifs

-  200 ml de produit vaisselle écologique

   ou 200 ml de savon neutre

   ou 2 c. à soupe de cristaux de soude (Na2CO3) aussi appelé carbonate de sodium ou de soude  = hydrolyse les matières organiques, détartre, dissout les matières grasses…, mais dans ce cas pas de mousse. Les cristaux de soude sont fabriqués (procédé Solvay) avec du sel (NaCl) et de la craie (CaCO3)

- compléter avec de l’eau

30 à 40 gouttes d’huile essentielle de lavande aspic, pin sylvestre, citron ou menthe poivrée pour leur propriétés antiseptiques et leur bonne odeur de propre

-  agiter doucement 

Ne pas oublier d’ajouter un filet de vinaigre d’alcool blanc (= acide acétique dilué) dans l’eau de rinçage pour enlever l’excès de mousse et de calcaire. Vos verres vous remercieront!

 

Encore plus simple, le liquide vaisselle tel que fabriqué et utilisé au XIXème et au début du XXème siècle :

Mettre une petite poignée de cristaux de soude (= dégraissant) dans l’eau de vaisselle et rincer avec de l’eau à la quelle on aura ajouté un filet de vinaigre d’alcool blanc. Le vinaigre est absolument nécessaire pour enlever l’impression de toucher gras due à la soude. En réalité, le vinaigre (= acide faible) neutralise les cristaux de soude (= base faible) en générant un sel et de l’eau. 

La soude (alcalin = base, pH supérieur à 7) peut à la longue irriter les mains, il faudra alors se résoudre à travailler avec des gants.

Dans le Larousse Ménager de 1926, on conseillait même d’épaissir le « bouillon » de vaisselle avec du son avant de le donner aux animaux de la ferme.  

Attention : les ustensiles en aluminium ne font pas bon ménage avec les cristaux de soude, ils se colorent en noir et… reprennent leur couleur d’origine si on les trempe dans de l’acide (vinaigre). Au niveau de la santé, l’aluminium est soupçonné de provoquer l’Alzheimer. En fait, des particules d’aluminium peuvent se détacher en milieu acide. C’est le cas si, par exemple, vous cuisez du poisson en papillote dans du papier alu et y verser un filet de jus de citron.

En réalité, l’aluminium est sensible aux acides ET aux bases.  Il se dissout dans les deux cas mais en ions différents, Al3+ en milieu acide et AlO2- en milieu basique. 

Si vous avez une peau très sensible, il est préférable de porter des gants. En cas de contact avec les yeux, rincer abondamment.

Dans tout les cas, vous pouvez prolonger votre liquide vaisselle classique en l’allongeant avec des cristaux de soude préalablement dilué dans de l’eau chaude. 

 

Des économies du côté du lave-vaisselle 

Du côté du produit lessiviel

Difficile de le réaliser soi-même, mais on peut largement l’allonger, selon Raffa, avec des cristaux de soude : 3 c. à  c. de votre détergent classique + 3 c. à c. de cristaux de soude (carbonate de soude) ou bicarbonate de soude (plus cher)

Encore plus simple

Mettre 4 demi-coquilles de noix de lavage dans une boule à thé au fond de la cuve.

Du côté du produit de rinçage

On peut très avantageusement le remplacer par du simple vinaigre d’alcool blanc. (Régler le débit de produit de rinçage sur la position maximum) Vous aurez le même produit que ce que l’on trouve dans le commerce généralement à base d’acide citrique. Vous n’aurez par contre pas d’agents tensioactifs non moussant. Les noix de lavage restées dans la cuve peuvent servir de tensioactifs non moussant. A défaut, ajouter un filet de détergeant au vinaigre. A essayer.

Et du côté du sel de l’adoucisseur

Du simple sel de cuisine (NaCl) pur suffit, éviter les sels marins ou aromatisés. Le gros sel assez couteux  spécifique aux laves vaisselles ne contient pas d’antiagglomérant. L’antiagglomérant contenu dans le sel de cuisine pourrait endommager, en théorie, la résine de l’adoucisseur ce que je n’ai jamais observé sur de nombreuses années d’utilisation. Certains remplacent le sel par des cristaux de soude. A essayer.

De temps en temps, réaliser un cycle à vide sans détergeant mais en vidant au fond de la cuve une bouteille de vinaigre d’alcool blanc (= détartrage). En profiter pour nettoyer le filtre, les joints, curer les gicleurs des bras de lavage,…

ATTENTION : ça fonctionne très bien, mais employer du vinaigre peut entraîner, à la longue, des traces permanentes sur les surfaces métalliques.  Les produits industriels vendus dans le commerce sont à base d’acide citrique ou formique, ou autres encore, mais des adjuvants d’acide lactique entre autres empêchent la corrosion des pièces métalliques en contact avec le détartrant. Cette remarque est sans fondements si les pièces métalliques sont en acier inoxydable.

 

De la lessive à base de plantes ou de cendres de bois 

La saponine est une substance ayant le pouvoir de faire mousser l'eau. Il est possible de l'extraire en effectuant une décoction de certains végétaux : les racines de la saponaire, les feuilles de lierre, le marron d'inde épluché et râpé, l'écorce de Savonnier ou savon au bois de Panama (Koelreuterie paniculata).

 

Recette de lessive à base de saponaire

La saponaire est une herbe que l'on utilisait abondamment en Europe avant le XVIIIe siècle, l'époque à laquelle commença la fabrication industrielle du savon. Les racines de saponaire contiennent la plus grande part des principes actifs de la plante. Mises en décoction à 60 g par litre d'eau, elles produisent une mousse détergente qui peut être employée comme shampooing ou savon végétal.

Coupez les racines de saponaire en petits morceaux, jetez-les dans l'eau (non calcaire) lorsqu'elle bout, mettez le linge dans cette eau et faites bouillir comme s'il s'agissait d'une lessive du commerce. Attention, les blancs ont tendance à jaunir.

 

Recette de lessive à la luzerne

  • 100 g de racine de luzerne.
  • 1 litre d'eau.

La luzerne (Medicago sativa), appelée aussi sainfoin, est très couramment cultivée. C'est une plante vivace, dont vous arracherez la racine à n'importe quelle saison. Lavez, séchez cette racine, coupez-la en petits dés et jetez-la dans l'eau bouillante comme la racine de saponaire. Faites bouillir une demi-heure.

 

Lessive aux marrons d'Inde

1 kg de marrons d'Inde décortiqués pour 3 litres d'eau, 1 heure.

Le marronnier d'Inde (Aesculus hippocastanum) fleurit dans tous les jardins publics de France, de Belgique ....

Ramassez un grand panier de marrons, et décortiquez-les, broyez-les dans un mortier et jetez le tout dans de l'eau bouillante (la décoction doit bouillir pendant une heure). Ensuite, passez au tamis, recueillez le jus, mettez-le en bouteilles, c'est une bonne lessive pour les tissus et lainages de couleur sombre.

 

Lessive aux feuilles de lierre

Cent feuilles de lierre, 2 litres d'eau, 1/2 heure.

Le lierre grimpant (Hedera hélix) résiste bravement à toutes pollutions citadines, et il s'accommode de tous les sols ou presque. Cueillez une centaine de feuilles, jetez-les dans l'eau bouillante pendant dix minutes. Retirez du feu, et laissez refroidir. Écrasez les feuilles au moulin à légumes à gros trous (ou pressez-les avec les mains). Remettez-les dans le jus, puis passez le tout au-dessus d'un tamis. Dans ce jus tiède, vous pouvez mettre à tremper les soieries, les lainages fragiles, tous les tissus que vous voudrez, exactement comme si vous utilisiez un détergent du commerce.

On peut ramasser des feuilles de lierre sans n’aucunement remettre en cause la vie de la plante si on laisse les feuilles terminales. C'est une plante très résistante et qui pousse sur des terrains très variés. Cette plante volubile pousse sur les troncs des arbres, sur les murs, poteaux.... elle est souvent arrachée par les sylviculteurs car elle gène la croissance du tronc de l'arbre. Très fréquente, elle a tendance à devenir envahissante et elle doit être maitrisée mais non supprimée.

 

Avec des noix de lavage indienne

La noix de ce noisetier (Sapindus Mukorossi) typique d’Asie (Inde, Népal, Japon, Chine, l’Himalaya en général) n’est pas comestible. L’écorce possède de la saponine, une substance végétale qui produit une solution savonneuse dans l’eau. Les indiens l’utilise depuis des siècles pour laver leurs vêtements. Il suffit de mettre 8 demi-coquilles dans un petit sac en tissu et de le glisser dans le tambour. On peut même les réutiliser une deuxième fois si on ne dépasse pas les 60°C, voire trois utilisations si on ne dépasse jamais les 30 à 40°C. Après utilisation pour la lessive, on peut encore les faire bouillir 10’ dans un litre d’eau pour solubiliser le restant de la saponine. On obtient alors un litre de savon liquide multi usages et sans risques d’allergies. Ensuite, les noix peuvent finir leur vie dans le compost.

Au niveau efficacité, cette lessive convient pour du linge de couleur peu souillé. S’il y a des taches, il faut mettre du détachant au préalable. Pour les blancs, il faut ajouter un blanchissant. Enfin, si vous voulez parfumer le linge, ajouter quelques gouttes d’huile essentielles.

 

A la cendre de bois (carbonate de potassium = K2CO3)

Jusqu’au 19° siècle, il était d’usage de récupérer les cendres (à l’état de poudre en évitant les morceaux solides à la combustion incomplète) On fabriquait une eau de lessive en laissant la cendre dans de l’eau pendant 24h avant de la filtrer ou en faisant une infusion avec les cendres : mettre les cendres dans un torchon bien fermé et le plonger dans de l’eau bouillante. Laisser infuser pendant une heure.

Plus simple : mettre 100gr de cendres dans le filtre du percolateur pour un litre d’eau. Récupérer le liquide un peu jaunâtre et le verser dans la machine. Les cendres mouillées seront récupérées comme engrais au jardin. Rincer bien le percolateur après. Si la concentration est bonne, un œuf frais devrait flotter sur l’eau de lessive. Si la concentration est trop élevée, il y a risque d’abîmer le linge, si la concentration est trop faible, la lessive sera peut efficace. Il faut toutefois faire attention avec la lessive de cendre car c’est une base forte qui contient un peu de potasse caustique (KOH) Avec 100gr de cendres pour un litre d’eau au percolateur, la concentration en potasse reste faible, il n’y a aucun danger.

La potasse a un bon pouvoir alcalin (= neutraliser les acides, car, la « saleté » est généralement acide) Elle a un pouvoir hydrolysant (tensioactif) et précipite les sels (calcaire) contenu dans l’eau sans toutefois les séquestrer. Ils ont tendance à se déposer sur le linge. Pensez à mettre du vinaigre dans le compartiment réservé à l’assouplissant pour dissoudre le calcaire et raviver les couleurs.

La potasse est efficace pour enlever les taches organiques (graisse, sang,…) mais inefficace quand il s’agit de taches minérales (boue,…) On peut l’employer aussi comme détachant ou nettoyant de surface.

  

Au savon

Fin 19°, début 20° siècle, on utilisait du savon mou pour la lessive ou on frottait le linge avec un bloc de savon de Marseille.

Le savon possède une bonne aptitude à émulsionner les graisses et à les mettre en suspension dans l’eau. Mais en présence d’eau dure, il à l’inconvénient de former des sels de calcium et de fer insolubles qui se déposent sur le linge. C’est pour cette raison que dans nos pays dits développés, on utilise des détergents spécifiques pour les lessives et on réserve le savon pour la toilette. Si vous disposez d’une eau douce, le savon de Marseille en copeaux donnera de bons résultats pour un coût modique.

 

La poudre à lessiver classique

La poudre telle que nous la connaissons aujourd’hui est apparue vers 1930 lorsque les tensioactifs (savons) ont été fabriqués massivement par synthèse grâce au pétrole. Au début, ces poudres avaient peu de succès car elles ne moussaient pas. Les utilisateurs(trices) considéraient qu’une poudre à lessiver qui ne mousse pas est inefficace.

 

La firme Henkel fut la première à mettre au point en 1907 une poudre à lessiver. Elle se composait de

-          savon = agent détergeant

-          des cristaux de soude pour neutraliser la dureté de l’eau

-          des métasilicates ou orthosilicate (= verre liquide) pour ajuster l’acidité

-          du perborate de sodium ou de soude comme agent de blanchiment

Son nom Persil vient de PERborate et SILicate.  

 

Les poudres modernes actuelles se composent de :

·         de tensioactifs ou détergents qui facilitent le mouillage, la solubilisation des graisses, le détachage des saletés tout en évitant que ces dernières ne se redéposent sur le linge. Ils diminuent la tension superficielle de l’eau, ce qui lui permet de pénétrer dans les tissus, sinon, l’eau « glisse » à la surface des vêtements.

Dans les poudres classiques, les tensioactifs (anioniques et non-ioniques) sont généralement issus de la pétrochimie

-          L’alkylbenzène-sulfonate linéaire (LAS) est le plus utilisé en Europe. Il est très toxique pour la vie aquatique et difficilement biodégradable

-          Lauryl-sulfate

-          dodécylbenzène-sulfonate)

Dans les poudres dites écologiques, les tensioactifs sont obtenus à partir d’huiles végétales de coprah, de palme, d’olive comme pour la fabrication du savon de Marseille. Les détergents végétaux offrent naturellement beaucoup d’avantages : ils proviennent de sources renouvelables et sont plus vite et plus facilement biodégradables.

 

On distingue 4 catégories de tensio-actifs :

-          anionique (= charge négative de la tête hydrophile) tel que le  savon. Ils diminuent la tension superficielle de l’eau, ce qui entraîne le décollement de la saleté et son élimination. Pouvoir moussant et émulsionnant fort. L’efficacité diminue en eau dure. Le calcaire, charge positive, neutralise les tensio-actifs anionique (charge négative) En présence d’eau dure il faut donc en mettre plus car une partie va être neutralisé par le calcaire et/ou ajouter un produit qui va séquestrer le calcium. On les retrouve dans les produits de lavage à la main, liquide vaisselle, savon, shampoing,…
Le vrai savon en est un.
L'alkylbenzène sulfonate (ABS) linéaire de sodium est le tensioactif le plus répandu, également dans les lessives.
De même que les SLS (sodium laureth sulfate appelé aussi laurysulfate) et sulfonates d’alkyle que l'on retrouve dans les 90% des shampoings, bains mousses et gels de douche, les lessives, les produits d’entretien du commerce.                                             

-          non ionique (= pas de charge) bon pouvoir détergent et solubilisant. Très doux pour la peau (Ph = à 7, neutre) lorsque le produit est de qualité écologique. Pouvoir moussant faible. Efficace même en eau dure (poudre à lessiver essentiellement). Biodégradable. Pas de toxicité ni de caractère irritant. Pas de goût ni d’odeur. Large gamme de structures disponibles.
Par exemple : l'alcool éthoxylate (polyethyleneglycol, PEO, PEG) est un tensioactif non ionique utilisé dans les lessives liquides, les  esters de saccharose (Tween 20, 60, 80,…)

-          cationique, peu répandus (= charge positive de la tête hydrophile) assouplit et adoucis les textiles. Adoucis et hydrate la peau. Peu efficace pour le nettoyage, pouvoir moussant et émulsifiant faible. Ce sont des ammoniums quaternaires principalement. On les retrouve aussi dans les produits de rinçage pour la vaisselle et dans certains shampoings spéciaux.

-          amphothènique (= positif/négatif)

En milieu alcalin (basique), ils se comportent comme les anioniques alors que dans un milieu acide, ils se   comportent comme les cationiques. Booster de mousse, diminue l’irritation de certains tensioactifs en alliant les deux autres tensioactifs. Insensible à la dureté de l’eau et antimicrobien. Très doux pour la peau, ils sont généralement utilisé dans les shampoings, gels douches,…Ils peuvent être élaborés au moyen de végétaux, cellulose, carboxymethycellulose (CMC) = fibre de cellulose modifiée.

Excellents détergents mais chers, ils sont utilisés dans certaines applications spécialisée. 

 

·               d’adoucisseurs (aussi appelé agent séquestrant ou chélatant) pour rendre l’eau moins dure afin que les tensioactifs agissent plus efficacement. En effet, les détergents (acides, charge négative) sont en partie anéantis en présence d’une eau dure (calcaire = base, charge positive) Les fabricants conseillent d’augmenter la dose en fonction de la dureté de l’eau.  

Auparavant à base de phosphate, le phosphore qu’il contenait stimulait la flore aquatique et notamment les algues. Cette croissance sauvage réduisait l’oxygène ce qui provoquait l’étouffement de nombreux végétaux et poissons.

Interdit en Europe depuis 2003, mais pourtant bien présent dans certaines lessives, les phosphates sont remplacés par des phosphonates  dans les lessives conventionnelles. Ils sont moins nocifs pour nos cours d’eau car moins riches en phosphore mais sont faiblement biodégradable.

Son également utilisé les citrates, métaphosphates, polyphosphates, polycarboxylates, EDTA (acide éthylène diamine tétra acétatique) non biodégradable, NTA (acide nitrilotriacétique) augmente la concentration en métaux lourds dans l’environnement et est potentiellement cancérigène)

Dans les lessives écologiques, on utilise de la zéolithe (aluminosilicate de sodium), un minéral volcanique sous forme de petits grains.

 

·     des composés alcalins qui améliorent l’efficacité des tensioactifs en élevant le pH de l’eau (= correcteur d’acidité) : borates, cristaux de soude ou carbonate de soude(Na2CO3), discilicate de soude ou sodium (Na2SIO3), métasilicates de soude, citrate de soude ou sodium (Na3C6H5O7)

 

·     d’agents blanchissants (oxydant) pour blanchir le linge et s’attaquer aux taches d’oxydation (vin, thé, café, fruits)

Les agents blanchissants au chlore, eau de Javel (NaCIO), sont nocifs.

            Elle a une action décolorante. C'est le premier agent de blanchiment qui a été utilisé sur le linge blanc.  L'eau de Javel a l'inconvénient de favoriser des bactéries plus résistantes. Elle est inefficace mélangée avec de l'eau chaude car la conformation de l'eau de javel peut être modifiée lors du chauffage. Très efficace sur du linge uniformément blanc en coton ou en lin ; elle est à proscrire pour la soie, la laine et les fibres synthétiques.

             L’eau de javel ne vous rendra les services que vous en attendez que si vous savez l’utiliser, en respectant ces trois principes de base :

             1. Mieux vaut la diluer dans de l’eau froide, car son action, au contact de la chaleur, est très rapide, d’où le risque d’abîmer votre linge.

              2. Il est beaucoup plus efficace de faire tremper le linge dans de l’eau de javel avant le lavage plutôt qu’après. Ne serait-ce que pour permettre à l’odeur d’eau de javel de disparaître au lavage.

              3. Sachez qu’augmenter la quantité d’eau de javel en pensant multiplier son pouvoir détachant est un faux calcul. La bonne solution consiste à prolonger la durée du bain.

               Rinçage : Faites très attention de rincer abondamment et à plusieurs reprises un linge ayant séjourné dans de l’eau de javel, sinon celle-ci continuera son effet, même une fois le linge sec et repassé.

Odeur :   1. Sur les mains : les frictionner avec du vinaigre, puis rincer à l’eau chaude.

               2. Sur le linge : quelques gouttes d’ammoniaque dans la première eau de rinçage.

             Le chlore, puissant désinfectant bon marché, doit être utilisé avec prudence. D’abord parce que trop désinfecter crée à la longue des souches de plus en plus résistantes et ensuite parce que les émanations de chlore sont toxiques voir cancérigènes lorsque on le mélange à l’urine.  L'eau de Javel est toxique et corrosive. Elle provoque des brûlures sur la peau, les muqueuses (les yeux notamment), surtout sous forme concentrée.
Son inhalation peut provoquer une réaction respiratoire (irritation bronchique, avec œdème dans les cas graves accompagné d'une baisse de la pression partielle de l'oxygène dans le sang) se manifestant par une dyspnée (manque de souffle, sensation d'étouffement) et une toux (qui peut persister plusieurs années).
L’hypochlorite de sodium réagit avec les substances azotées, dont celles émises par l'Homme dans les piscines (
sueur et urine) comme elle peut réagir avec les protéines animales et végétales lors des opérations de désinfection de locaux ou des végétaux, ou dans les égouts ou bondes d'évier. Elle produit alors des dérivés chlorés dont certains sont susceptibles de dégazer dans l'air. Les chloramines produites peuvent piquer les yeux.

REMARQUE : on produit de l’eau de Javel en faisant barboter du chlore gazeux dans une solution de soude caustique selon la réaction

Cl2 + 2 NaOH → NaCl + NaClO + H2O

Et il ne faut en aucun cas ajouter un acide quelconque si on emploie de l’eau de javel sous peine de déplacer la réaction dans le sens droite vers gauche et donc de libérer le chlore dans l’air.

 

Le perborate de sodium ou de soude  ( NaBO3, ou NaBO3.H2O, ou NaBO3.4 H2O )  libère du bore dans l’eau et est généralement associé avec un activateur du perborate pour le rendre actif à des températures inférieure à 60°C, le Tétra –Acétate d’Ethylène Diamine (EDTA ou TAED) également nocif pour l’environnement.

Le percarbonate de sodium ou de soude (2 Na2CO3.3 H2O2 ) à base de soude et d’eau oxygénée n’a pas d’incidence sur l’environnement. Il est incorporé dans certaines lessives naturelles. D’autres fabricants le proposent séparément. (= blanchissant Ecover) Il est vrai que toutes les lessives ne sont pas constituées de blancs et que mettre le linge blanc au soleil est plus efficace et préférable aux blanchissants chimiques.

Attention : le percarbonate et le perborate n’agissent qu’à partir de 60°C. Pour le stockage de grosses quantités de percarbonate, il y a des précautions à prendre car ce produit devient instable à partir de 50°C, il dégage de l’oxygène qui peut devenir un activateur en cas d’incendie. Dosage : 15 gr (1 c. à soupe) par machine, le double en cas de taches.

Il est efficace sur toutes les taches organiques comme: le thé, le café, le vin rouge, le chocolat, le jus de fruit, les taches de fruits, de soda, de carotte, de beurre, de mayonnaise, les graisses de cuisine, la sauce tomate, la vinaigrette, l'huile d'olive, le jaune d'œuf, la betterave, le maquillage, le rouge à lèvres, le parfum, la transpiration, l'encre, l'herbe, la boue, la suie, le calcaire, l'urine, les taches d'animaux domestiques, la moisissure

Dans une moindre mesure, le jus d’un citron pressé, le vinaigre d’alcool blanc et le bicarbonate de soude ont un effet blanchissant.

·     de blanchissants (azurants) optiques sans pouvoirs lavant. Ce sont des substances chimiques, généralement des dérivés du stilbène, difficiles à dégrader qui se fixent sur le linge et donnent une impression de blancheur grâce à leurs facultés fluorescentes. Ils absorbent les rayons ultraviolets et réémettent de la lumière bleue de sorte que le linge paraît plus lumineux et plus blanc. Ce sont les petits points blancs visibles par exemple sous l’éclairage fluo des boites de nuit. Elles sont en plus responsables de certaines allergies. Ces substances n’ont donc vraiment pas leur place dans une lessive écologique.

·     Dans la poudre à lessiver « couleur », les azurants optiques sont remplacés par de la polyvinylpyrnolidone qui empêche les couleurs de se ternir

·     Des produits complexants, appelés aussi agents antiredéposition, qui empêchent les salissures piégées par les tensioactifs de se redéposer sur le linge : carboxyméthylcellulose, phosphonates

·     de la tétracétylènediamine (TAED) pour laver plus blanc même à basse température

·     des stabilisants du perborate pour laver plus blanc même à haute température

·     des parfums de synthèse : buthyphényl, méthypropional, citronellol, cinnamal,… (à éviter) ou à base d’huiles essentielles

·     des enzymes, qui dégradent les molécules organiques en les fractionnant en plus petites particules. Les différentes enzymes agissent sur diverses taches : les lipases agissent sur les taches grasses (lipides), les protéases agissent sur les taches de protéines (sang, herbes,…). Les enzymes sont idéalement efficaces à 40°C, au-delà, elles sont détruites.

·     des antiagglomérants ou ballast sans aucun pouvoir lavant qui permettent aux granulés de poudre de ne pas s’agglomérer. Les poudres « concentrées » ne contiennent que 10% de sulfate de magnésium (Mg2SO4) ou sulfate de soude (sel de Glauber) (Na2SO4.10H2O) Ce sel existe à l’état naturel dans la Mirabilite ou est produit par synthèse. Certaines poudres conventionnelles en contiennent jusqu'à 50%. Cela ne sert à rien sinon à saler l’eau douce des cours d’eau mais le consommateur à l’impression d’en avoir pour son argent.

·     des colorants (si de synthèse, à éviter)

·     des conservateurs  (méthylchloroisothiazlinone,… si de synthèse, à éviter)

·     des solvants ? : acétone, benzène, éther de glycol,…

·     des désinfectants ? : formaldéhyde, méthanol, chlore,…

·      

 

Les tablettes de lessives

Emballées en doses individuelles, elles sont plus compactes encore car il n’est pas nécessaire de leur adjoindre des antiagglomérants. Mais du point de vue suremballage…

      

Les lessives liquides

Elles ont le vent en poupe. Les consommateurs les considèrent d’emblée comme plus douce, plus écologique. A tort, car dans une lessive liquide, impossible de dissoudre la zéolithe, l’agent adoucisseur naturel. Les producteurs de lessive écologique sont obligés de les remplacer par du citrate de sodium, carbonate de sodium, glutamate de sodium… Des produits moins performants que la zéolithe. Cela n’a toutefois pas d’incidence pour ceux qui utilisent une eau préalablement adoucie ou de l’eau de pluie.

REMARQUE :

1-       Les lessives, en poudre ou liquides, contiennent peu de principes actifs et sont dilués avec des « charges inertes » pour augmenter le volume du produit.  Aux USA, entre autres, ou les distances du point de production au point de vente sont parfois énormes, on utilise des produits nettement plus concentrés et donc avec beaucoup moins de charges neutres.  MAIS il faut respecter les dosages et si une lessive est dite concentrée 3 fois, employer une dose 3 fois moindre en volume mais identique en quantité de produit lessiviel.

2-       Les lessives liquides présentent un autre avantage : elles sont en général, pour ne pas dire systématiquement, plus concentrés que les lessives en poudre.  Ca veut donc déjà dire plus petit contenant. Mais aussi réduction drastique des charges inertes qui vont encrasser le bac à lessive, mais aussi les tuyaux de la machine et tuyaux de décharge.

3-       Les poudres classiques sont généralement plus efficaces pour enlever les taches mais respectent moins les couleurs que les lessives liquides.

 

Naturawash, une lessive liquide concentrée fabriquée à Pont à Celles et labélisée bio

A base de tensioactif végétal, de glutamate de sodium (séquestrant), colloïde protecteur (agent anti-redéposition des graisses), amidon (amalgamant), lavendin,…

 

Faire sa lessive à base de savon de Marseille, une recette de Raffa

Mettre 1 (eau douce) à 3 (eau dure) grandes poignées de savon de Marseille en copeaux directement dans le tambour (75 à 225gr) ainsi que 2 petites poignées (150gr) de cristaux de soude aussi appelé carbonate de soude (superflu si l’eau est douce).

On peut encore ajouter dans le bac à poudre 1 c. à s. (25 gr) de bicarbonate de soude afin d’augmenter le Ph du bain de lessive. Cela a pour effet d’augmenter la répulsion entre les fibres et la saleté (acide) ce qui favorise le décrochage des impuretés.

Cette même c. à s. de bicarbonate de soude ajoutée au cycle de rinçage aura pour effet de neutraliser les mauvaises odeurs et de prévenir les dépôts calcaires dans les tissus. 

Veillez toutefois à ne pas utiliser du bicarbonate avec des lainages ou de la soie.

Si on fait une lessive de blanc sans mettre sécher au soleil, il faut impérativement ajouter dans le bac à poudre, 2 à 3 c. à s. (50 à 75gr) de percarbonate de soude ou sodium.

Si l’eau n’est pas adoucie, une à deux cuillères à soupe de vinaigre d’alcool blanc dans le bac de rinçage destiné à l’assouplissant. Le vinaigre élimine le calcaire du linge et dissout celui de la machine à laver ; en outre, il ravive les couleurs.

Pour parfumer le linge, 20 à 30 goutes d’huile essentielle de lavande, lavandin, citron dans la dernière eau de rinçage. Si vous utiliser un séchoir, 15 goutes sur un mouchoir suffises. Incorporer 10’ avant la fin du cycle.

Attention, si on utilise un programme court à basse température, les copeaux de savon de Marseille n’ont pas toujours le temps d’être complètement dissous. Il en reste parfois sur le linge

 

L’ennemi de la lessive et de la lessiveuse, c’est le calcaire

Dans cette recette de lessive maison, on se rend compte de nouveau que les personnes qui disposent d’une eau douce peuvent réaliser une lessive avec un minimum de produits pour un coût ridicule : une bonne poignée de Savon de Marseille en copeaux suffit.

Dans les lessives modernes, les fabricants utilisent des agents « chélatans » capables de faire « disparaître » le calcaire.

Les cristaux de soude utilisés ici vont, entre autre, se lier au calcaire et le précipiter sans l’éliminer. C’est pour cela qu’il faut prévoir, dans ce cas, de remplir de vinaigre d’alcool blanc le réservoir destiné à l’assouplissant afin d’éviter des traces de calcaire sur le linge. Le vinaigre va dissoudre le calcaire. Autrement, le linge aura un touché « rêche »  

Les balles de lavage en caoutchouc

Elles agissent de façon purement mécanique en augmentant les frottements comme les lavandières de jadis et un tout petit peu l’usure du linge. Si on lave du linge délicat, il faut en mettre moins. Le producteur annonce 50% d’économie en produits lessiviel mais il faut tabler plutôt sur 40%. Il est vrai que les consommateurs ont tendance à mettre 2 fois plus de produit lessiviel que nécessaire.

 

Les boules de lavage « magiques » à base de céramique

Elles contiendraient des billes de céramiques à base de zéolithe. Les avis des utilisateurs divergent sur l’efficacité. Il semble que ces boules permettraient de réduire la dureté de l’eau mais en aucun cas d’enlever les tâches.

 

Laver à froid, une fausse économie   

C’est possible à condition d’utiliser beaucoup plus de produits lessiviel, pas vraiment une économie et quelle charge pour l’environnement !

 

Adoucissants : ils créent un film imperméable sur le linge. Celui-ci va moins absorber la transpiration ce qui va entraîner un recours accru aux déodorants. Préférez plus tôt du vinaigre d’alcool blanc avec quelques gouttes d’H.E. de lavande.

 

Vive les nouvelles machines AAA…

D’énormes progrès ont été réalisés. Les machines actuelles consomment beaucoup moins d’énergie et d’eau, environ 50l contre 250l pour les premières machines automatiques. La plupart des fibres actuelles supportent des essorages très puissants.  

 

Les grandes laveries industrielles travaillent avec d’autres produits et à basse température

Pour laver et désinfecter par exemple des draps souillés d’hôpitaux, les tabliers des cuisiniers (ères) ou les tenues blanches d’infirmiers (ères), elles utilisent un mélange moitié acide acétique (CH3COOH) =  20x plus concentré que le vinaigre d’alcool blanc, moitié perhydrol (H2O2) = eau oxygénée concentrée ou peroxyde d’hydrogène, 10 x plus concentrée que celle vendue par le pharmacien. Ce mélange  très concentré est corrosif pour la peau et peut, à la longue, enflammer des tissus qui en serait imprégnés ou tout autres matériaux inflammables. Les deux produits doivent être mélangés entre 2 et 7 jours avant de faire la lessive. Cela va donner l’acide paracétique sous une forme instable(CH3COOOH) En fonction de la contenance en eau de la cuve de lavage, l’opérateur verse la quantité du mélange concentré adéquat (un litre pour 100 litres d’eau) et ajoute selon les cas des cristaux de soude (effet dégraissant, anti-calcaire, renforce l’acide paracétique). Le lavage se fait à 40°C seulement ! Cette « lessive qui lave plus blanc que blanc », dangereuse à manipuler, n’est pas commercialisée pour les particuliers.

  

Dans tout les cas, il faut agir vite

Plus une tache reste longtemps sur un vêtement, plus elle serra difficile à enlever. Et si elle passe en machine sans avoir reçu un détachant au préalable, elle risque d’être « cuite » et « recuite » sous le fer à repasser. Mieux vaut la passer tout de suite sous l’eau ou mieux, appliquer un produit détachant. Dans la plupart des cas, frotter la tâche avec un savon à base de fiel de bœuf ou du savon noir à base de potasse suffit.

   

Taches grises, rouille (col de chemises,…) : frotter avec de l’eau vinaigrée jusqu'à disparition  ou y mettre du savon noir avant le nettoyage en machine.

 

Taches de graisse : saupoudrer de fécule de pomme de terre ou amidon de mais, de Blanc d’Espagne (= craie), d’argile ou de Terre de Sommières. Laisser agir. Aspirer

Variante : traiter la tache au moyen d’un savon à base fiel de bœuf. Sans humidifier le tissu au préalable, frotter la tache avec le savon mouillé, laissé agir environ 10minutes, rincer.

Beurre : faire bouillir dans de l’eau additionnée de savon ou de poudre à lessiver

 

Tache de rouge à lèvres : imprégner de glycérine en frottant légèrement. Lorsque la tache est dissoute, laver et rincer

 

Taches de protéines (lait, cacao, sang,…) : frotter avec une solution de blanchissant à froid, sang : frotter avec de l’eau oxygénée (H2O2)

Variante : traiter la tache au moyen d’un savon à base fiel de bœuf. Sans humidifier le tissu au préalable, frotter la tache avec le savon mouillé, laissé agir environ 10 minutes, rincer.

 

Encre : mettre immédiatement du sel. Sur les taches plus anciennes, tremper dans du lait ou du vinaigre, laver à l’eau chaude additionnée de savon ou produit de lessive, bien rincer. 

Variante : traiter la tache au moyen d’un savon à base fiel de bœuf. Sans humidifier le tissu au préalable, frotter la tache avec le savon mouillé, laissé agir environ 10 minutes, rincer.

 

Peinture : appliquer un solvant tel que l’essence de térébenthine pure, si peinture à l’huile, mais si peinture acrylique ou latex, utiliser de l’eau.

  

Taches de fruits : traiter immédiatement à l’eau bouillante. Fruits rouges : faire tremper dans du lait. Sur tache sèche, essayer le jus de citron, l’eau vinaigrée ou un blanchissant (permanganate) 

Variante : traiter la tache au moyen d’un savon à base fiel de bœuf. Sans humidifier le tissu au préalable, frotter la tache avec le savon mouillé, laissé agir environ 10minutes, rincer

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Taches oxydables d’origine végétales (thé, café, herbes, boues, vin) : eau oxygénée, sel sur vin rouge (évite la propagation de la tache),…

 

Le savon au bois de Panama

Quillaja saponaria est un arbre à feuilles persistantes et à fleurs banches de 15 à 25 mètres de haut présent en Amérique du Sud. Tout comme les coquilles de noix de lavage, son écorce à la particularité de contenir de la saponine (savon végétal) L’écorce est réduite en poudre (bois de Panama) et est commercialisée sous forme d’un liquide concentré, transparent et moussant. 2 à 5 gr par litre d’eau suffisent. Ce savon tout à fait naturel s’utilise aussi bien comme shampoing, liquide vaisselle, lessive liquide, savon carrelage…

La  « poudre de bois de Panama » importée en Europe est relativement chère. +/- 150€ du kilo. Le produit commercialisé chez nous est largement dilué et allongé aves des tensio-actifs classiques (ce qui explique son prix peu élevé)

Il s’agit principalement d’ammonium-lauryl-sulfate, un produit très moussant, peu coûteux et largement employé dans les détergents et cosmétiques.     

 

On peut (presque) tout faire avec du bicarbonate

Le bicarbonate de soude a été mis au point en 1846 par un boulanger au départ du processus de la fabrication des cristaux de soude, lui-même découvert en 1791 par le chimiste français Nicolas Leblanc. Pour réaliser du bicarbonate, il faut des cristaux de soude, de l’eau et du gaz carbonique :

Na2CO3 + H2O + CO2  à  2 NaHCO3

En 1863, les frères Solvay améliorent le procédé industriel de fabrication ce qui sera à base de la réussite de leur groupe. Le bicarbonate est donc en plus un produit du terroir Wallon.

C’EST UNE SUBSTANCE « TAMPON ».

Le bicarbonate fait partie des substances « tampon », et est en mesure de stabiliser le pH (potentiel Hydrogène) des solutions aux environs de 8,1. Cette caractéristique fait du bicarbonate un produit efficace dans des situations très diverses : pour combattre l’acidité gastrique, pour lutter contre la corrosion acide dans les canalisations, pour neutraliser le venin de nombreux insectes (les moustiques par exemple), pour éliminer la saleté souvent constituée d’acides gras.

C’EST UN AGENT ADOUCISSANT.

La dureté temporaire de l’eau est proportionnelle à la quantité d’ions calcium et magnésium qu’elle contient. Une méthode empirique pour évaluer la dureté de l’eau consiste à vérifier sa capacité à rincer le savon et à cuire les légumes.

Le bicarbonate, dissous dans l’eau, évite aux ions calcium de précipiter en calcaire (carbonate de calcium), empêchant ainsi la formation de dépôts incrustés, ce qui permet de réduire la consommation de savon et d’autres détergents. Pourquoi ne pas en verser une poignée dans votre bain pour adoucir l’eau ?

C’EST UN AGENT LEVANT.

Le pouvoir lavant du bicarbonate est lié à deux de ses propriétés :

• Quand il est mélangé à un autre produit à tendance acide, par exemple le lait, le vinaigre, le jus de citron, il réagit en libérant du dioxyde de carbone (CO2) sous forme gazeuse.

• Le même phénomène se produit lorsque le bicarbonate est porté à des températures supérieures à 70°C.

Le gaz qui se dégage est piégé par le gluten, la protéine élastique de la farine de blé, augmente le volume de la pâte et rend les gâteaux et les biscuits plus moelleux, pour ensuite s’évacuer naturellement. Grâce à cette propriété, le bicarbonate peut être utilisé pour préparer de nombreuses recettes à la maison, ainsi que pour la production en grandes quantités de produits alimentaires (viennoiseries, gâteaux, biscuits, certaines variétés de pains…) et la fabrication de levures industrielles et de poudres effervescentes.

C’EST UN “PIEGE A ODEURS” ET UN ANTI-ACIDES

De nombreuses odeurs désagréables sont générées par des substances acides ou fortement basiques. L’effet tampon exercé par le bicarbonate rééquilibre par une action chimique, soit l’environnement dans lequel les odeurs se développent, soit les odeurs présentes dans l’air lorsqu’il s’agit de lieux fermés.

À la différence de nombreux produits disponibles à la vente, le bicarbonate ne masquera pas les odeurs, mais en préviendra la formation dans certains cas ou les neutralisera dans d’autres.

Vous pouvez par exemple vous frotter les aisselles, l’utiliser comme rince-bouche (une cuillère à café dans un petit verre d’eau) ou luter contre les brulures d’estomac en le buvant. Le célèbre Alka-Seltzer de Bayer n’est autre qu’un mélange de bicarbonate, aspirine et acide citrique.

Vous pouvez également saupoudrer votre chien de bicarbonate en le brossant bien par après, saupoudrer la litière du chat, tremper les jouets du chien dans une solution contenant du bicarbonate et rincer.

Les odeurs de cigarettes seront neutralisées en mettant du bicarbonate dans le cendrier.

Les tapis de sols, l’intérieur des frigos,… peuvent être lavés au moyen d’une solution à base de bicarbonate. Rincer. Saupoudrer les taches tenaces avec du bicarbonate et frotter vigoureusement.  

C’EST UN ABRASIF DOUX.

Le bicarbonate est soluble dans l’eau. Ses cristaux se dissolvent avant de risquer d’endommager les surfaces avec lesquelles il entre en contact. Cette caractéristique en fait un agent nettoyant efficace mais sans agressivité.

Pour enlever les traces de sève sur l’auto ou d’insectes sur les phares de l’auto, frotter avec une éponge humide imbibée d’un peu de bicarbonate.

On peut l’utiliser comme dentifrice (goût moyen) : saupoudrez du bicarbonate sur une brosse à dents humide et brossez vos dents comme à l'accoutumée. Non seulement seront-elles propres mais les dépôts bactériens seront neutralisés.

Avant et après rasage ou, simplement se laver les mains : diluer 1 c. à soupe dans une tasse d’eau tiède. Appliquée avant et après rasage, cette potion éteint le feu du rasoir et rend la peau plus douce.

Pour polir les métaux, mélanger une part de bicarbonate à 10 parts de cendres de bois et un peu d’eau pour obtenir une pâte. Frottez avec une éponge humide. Rincer et sécher.

C’EST UN TRES LEGER POISON

Pour vous débarrasser des coquerelles et des poisons d’argent, placer où vous les avez repéré un mélange moitié sucre brun dont ils raffolent et moitié bicarbonate qui aura pour effet de les tuer.

 

Les lavettes en microfibres

Les lavettes en microfibres ont largement fait leur entrée dans le nettoyage professionnel. Ces lavettes agissent surtout bien sur les surfaces lisses telles que les portes, les tables, les carreaux, les armoires, le verre et les écrans.

Ces lavettes peuvent s’utiliser sans produit de nettoyage, elles sont aussi bien efficaces à sec que légèrement humides :

  • Utilisation à sec : elles retiennent les poussières, sans provoquer leur mise en suspension dans l’air. Grâce à la structure du tissu, elles enlèvent plus facilement les taches sans devoir frotter de manière importante.
  • Utilisation humide : permet d’accrocher la saleté sans recours à des produits d’entretien. Face à des salissures tenaces, l’ajout d’un peu de produit directement sur la microfibre permet d’en venir à bout.

Les lavettes en microfibre permettent de travailler beaucoup plus vite, en raison de leurs caractéristiques spécifiques et d’utiliser très peu de produit d’entretien.

 

La bande des quatre

Le marché mondial des produits d’entretiens est contrôlé à 95% par quatre multinationales :

Unilever (GB§NL) : Omo, Coral, Skip

Reckitt Benckiser (GB) : Woolite, Saint Marc, Maison Verte, Calgon, Harpic

Protect § Gamble (USA) : Dash, Ariel Bonnux, Dreft, Vizir + les produits de Colgate Palmolive : Gama, Génie, Action

Henkel (DE) : Dixan, Persil, Lechat, X-Tra, Wipp Express, Mir

Le belge Ecover, pourtant leader mondial des produits d’entretiens écologique est très loin derrière.

Ces multinationales disposent de services de recherche très développés, de moyens en marketing énormes…Si leurs produits sont relativement efficaces, leur impact sur l’environnement est plus mitigé. Mais la satisfaction du consommateur n’est pas le premier but recherché. Ces multinationales ont comme premier objectif la rémunération de leurs actionnaires et le contrôle d’un maximum de parts de marché. Le consommateur abasourdi par une publicité omniprésente paie ces marques au prix fort alors que, dans la majorité des cas, des produits de base tout simples et peu onéreux font l’affaire.

 

Quelques conseils pour : 

Récurer

Saupoudrer la surface à récurer avec du bicarbonate de soude. Le bicarbonate est entre autre un abrasif doux grâce à la forme de ces cristaux angulaire. Prendre une microfibre ou une éponge, l’humidifier et verser un peu de produit vaisselle. Il ne vous reste plus qu’à frotter.

 

Fabriquer sa propre crème à récurer

Mélanger 100 gr de craie avec

100 gr de bicarbonate de soude et

100 gr de savon liquide (Ex. savon au bois de Panama)

Ajouter au choix des H.E. de citron ou pin et 50 gr de cendres de bois (facultatif) ou mieux : 50 gr de pierre ponce.

Verser dans un bocal avec un couvercle.

 

Fabriquer sa propre pierre d’argile

Mélanger 2/4 d’argile blanche en poudre (blanc d’Espagne) avec

1/4 de bicarbonate de soude et

1/4 de produit de vaisselle concentré ou savon neutre

+ H.E. selon le parfum désiré : citron, pin...

Bien mélanger, rajouter de l’eau si nécessaire. Verser dans un pot et laisser sécher au soleil ou sur un radiateur avant de visser le couvercle.

Mode d’emploi : passer une éponge humide sur la pierre d’argile. Faire mousser avant d’appliquer sur la surface à nettoyer. Rincer si nécessaire.

 

Réaliser un nettoyant tout usage

Diluer dans un litre d’eau chaude : 2 c. à café de savon noir ou 15 gr de savon de Marseille râpé.

2 c. à café de cristaux de soude et

4 c. à soupe vinaigre d’alcool blanc.

Bien mélanger jusqu'à ce que les ingrédients soient bien dissous. 

On peut y ajouter quelques gouttes d’huiles essentielles au choix : citron, eucalyptus, lavande, tea tree, cannelle, thym ou girofle.

On peut également employer ce produit dans un vaporisateur.

 

Détartrer

Rien de plus simple et de plus économique avec le vinaigre d’alcool blanc.

ATTENTION : aucun problème avec de l’inox, sinon un risque de ternissement des surfaces, mais risque en cas d’emploi sur le l’aluminium.  Dans les produits hauts de gamme du commerce, il y a adjonction d’acide lactique qui est destiné à protéger les métaux.

Cafetière électrique : verser directement le vinaigre à la place de l’eau. Mettre en route la cafetière et passer ensuite plusieurs fois de l’eau pour rincer.

Lave-linge, lave-vaisselle : faire un cycle à vide en ajoutant une bouteille de vinaigre ou remplir systématiquement le bac de produit de rinçage ou d’assouplissant avec du vinaigre.

Robinetterie,… : frotter avec une éponge imbibée de vinaigre ou vaporiser avec du vinaigre pur et laisser agir 5 minutes.

Pommeau de douche : laisser tremper dans du vinaigre.

Tout aussi efficace que le vinaigre mais avec un effet légèrement abrasif en plus, le bicarbonate de soude sous forme de pâte (trois volumes de bicarbonate pour un volume d’eau)

Appliquer la pâte sur une éponge ou un tissu et frotter.

 

Désodoriser

Les odeurs proviennent généralement de produits acides. Le bicarbonate de soude à la propriété de neutraliser les acides. Saupoudrer de bicarbonate suffit généralement à faire disparaître les mauvaises odeurs de la litière du chat, de la poubelle, de la moquette,...

Pour le WC,  placer une coupelle avec du bicarbonate et quelques gouttes d’H.E. Renouveler au moins une fois par mois. Idem pour le frigo. L’argile sous forme de granulés ou en poudre à également la capacité d’absorber les odeurs.

 

Entretenir les canalisations

Déposer du bicarbonate dans l’évacuation de l’évier. Verser de l’eau chaude additionnée de vinaigre d’alcool blanc.

ou

diluer 1 c.à s. de bactéries spécifiques déshydratées dans de l’eau tiède avant de les déverser dans l’évier. Essayer de ne plus utiliser l’évier dans les heures qui suivent. Les bactéries ainsi réveillées vont essayer de s’agripper aux saletés (= leur garde manger) qui tapissent vos canalisations.

 

Déboucher les canalisations

Ventouser (tout en veillant à boucher le trop plein) ou démonter le siphon.

Si cela ne suffit pas, remplir la canalisation de cristaux de soude (= base dégraissante) et laisser agir plusieurs heures.

ou

répéter tout les 2 à 3 jours l’opération avec les bactéries

ou

passer un furet après avoir démonter le siphon.

En dernier recours

Verser une bouteille d’acide chlorhydrique (HCL) ou sulfurique (H2SO4) = Esprit de sel, très dangereux à manipuler et néfastes pour l’environnement, si vous pensez que l’obstruction est due à un excès de tartre. L’émail redeviendra tout blanc mais pour peu de temps, car devenu poreux, il fixera le calcaire de plus belle.

Mais, dans la plupart des cas, les canalisations sont bouchées par des graisses solidifiées agglomérées sur des cheveux,…

L’emploi de soude caustique ou lessive de soude est la solution la plus efficace et la moins chère. Versez la soude avec un maximum de précautions et laissez agir plusieurs heures. Ne jamais verser de l’eau directement sur la soude. La soude va saponifier les graisses qui vont se rendurcir par après.

Si le conduit  ne s’élargit pas, on risque de voir un nouveau bouchon se créer un peu plus loin.

 

Fabriquer son propre nettoyant wc

Réaliser un mélange moitié eau moitié vinaigre d’alcool blanc (CH3COOH) + quelques gouttes d’huiles essentielles de tea tree (désinfectant) Vaporiser les parois. Laisser agir 15’ et brosser.

Encore plus simple : vaporiser du vinaigre d’alcool blanc pur (y adjoindre du bicarbonate de soude si l’on désire un effet blanchissant et désodorisant)

 

Détartrer un wc

Selon la gravité de la situation, le vinaigre d’alcool blanc (4% d’acide acétique) même chauffé ne suffira pas. Essayer de l’acide acétique concentré à 80% (CH3COOH) et en dernier recours de l’Esprit de sel (H2SO4) ou acide chlorhydrique (HCl)  L’acide chlorhydrique serra efficace dans tout les cas mais il va en même temps rendre l’émail poreux. Le calcaire va revenir s’y incruster de plus belle. Il faut dans tout les cas manipuler ces produits avec précaution. Il faut toujours verser l’acide dans l’eau et pas le contraire sinon bonjour les dégâts (projection d’acide). On dit d’ailleurs qu’il ne faut jamais donner à boire à un acide (ou à une base). L’esprit de sel (pH = 1) au contact de l’eau va produire des sels de chlorure relativement inoffensifs pour l’environnement.

Préventivement, verser une bouteille de vinaigre d’alcool blanc dans la chasse.

 

Nettoyer des vitres

Mettre un peu d’ammoniaque (NH4OH) = dégraissant et quelques goutes de tensio-actif (savon, produit vaisselle,…) dans l’eau qui servira au nettoyage. Passer la raclette et essuyer avec une lavette à base de microfibres. Eviter de respirer les vapeurs d’ammoniaque qui sont très irritantes.

ATTENTION : ne mélanger jamais de l’ammoniaque avec un détergeant à base de chlore, il y aurait, selon la concentration, un dégagement de gaz toxiques : des vapeurs d’ammoniaque, qui, une fois respirées, se dissoudraient dans l’eau contenu dans les poumons.

Le vinaigre d’alcool blanc (= anti-calcaire) peut être utilisé à la place de l’ammoniaque avec un résultat inférieur. Par contre, il donnera un résultat optimum s’il est ajouté à l’eau de rinçage.

Alternative : frotter avec de la cendre de bois sur du papier journal ?

 

Entretenir le bois et le cuir

Frotter avec un chiffon imbibé d’un peu d’huile d’olive ou d’une autre graisse végétale

 

Entretenir et nettoyer les cuivres 

Faire une pâte avec de la farine, du vinaigre d’alcool blanc. En induire un chiffon et frotter.

 

Nettoyer et désodoriser un tapis

Saupoudrer légèrement le tapis d’amidon de mais et/ou de bicarbonate de soude. Laisser agir une heure et aspirer.

 

Nettoyer un four

Mélanger 200 gr de bicarbonate de soude (= abrasif, désinfectant, détergeant, désodorisant) avec 100 gr de sel et ajouter de l'eau progressivement pour obtenir au final une pâte pas trop liquide. Mouillez l'intérieur de votre four avec un vaporisateur ou simplement un chiffon. Prenez ensuite ce mélange bicarbonate de soude, sel et eau et frottez l'intérieur de votre four, vitre y compris si besoin mais n'en mettez pas sur les corps de chauffe. Insistez sur les parties très sales et laissez reposer une nuit. Le lendemain vous avez plusieurs solutions. Soit attaquer avec une spatule, puis une éponge imbibée ou non de vinaigre et finalement un passage avec une microfibre mouillée et le multi-usage, soit directement l'éponge ou si le four n'était pas très sale, la microfibre. Rincez abondamment à l'eau claire et admirez ce four si propre !

 

Trucs et astuces 

·     litière pour chats : efficace et plus ragoûtante à manipuler que la litière minérale, la litière « bois » est très chère quand elle est vendue comme telle dans les animaleries. Une solution économique : les pellets. Moins d’odeurs, un compostage possible, la faculté de tamiser la litière humide et de récupérer les granulés qui sont restés secs et l’absence de traces de pattes calcareuses sur le carrelage quand le chat sort de son bac.

·     Enlever un chewing-gum sur un vêtement : frottez avec un glaçon ou mettre le vêtement dans le congélateur puis, réduire en poudre entre ses doigts.

·     Nettoyer les joints des robinets : frotter avec une brosse à dents usagée et du dentifrice.

·     Le marc de café séché désodorise et fait partir les fourmis.  

·     remplacer loques, torchons, serpillière par des microfibres bien plus absorbantes de l’eau et de la poussière. De plus, elles peuvent se laver à froid sans savon.

·     Le nettoyage à la vapeur : efficace pour désincruster la saleté (joint de frigo, joints de carrelages muraux), pour économiser une lessive de lainages en machine : suspendre les lainages sur des cintres, les passer au jet de vapeur et les laisser quelques heures à l’extérieur pour les aérer.

·     Pour chasser les mites, vous pouvez avantageusement remplacer les boules de naphtaline (hydrocarbure aromatique …cancérigène) par des clous de girofle.

 

Et les cosmétiques ?

Un shampoing peut contenir facilement 50 substances choisies parmi 3000 ingrédients dont on ne connaît pas encore bien les conséquences à long terme pour la santé. Les cosmétiques bio ne peuvent être réalisés qu’avec une panoplie d’ingrédients beaucoup plus réduite dont on est sûr de l’innocuité. L’union Européenne contraint actuellement l’industrie chimique à étudier l’incidence pour notre santé et celle de l’environnement des substances avec lesquelles elle nous inonde (Directive « Rieach »)
Contrairement à l’agriculture bio, il n’y a pas encore au niveau de l’Union Européenne un cahier des charges spécifique pour les cosmétiques bio. Les labels privés fleurissent un peu partout avec des exigences et des tolérances divergentes.

Citons Ecocert (Ecovert), Nature et Progrès, Bioforum, BDIH (Allemagne : Weleda, Dr. Hauschka), Cosmébio (Melvita), Ecobio (La Florcita), NaTrue*** Bio, NaTrue**et* Natural, Demeter (biodynamie)   

En attendant, pourquoi ne pas se laver les cheveux avec un simple savon d’Alep?

 

Base de shampoing, gel douche, crème à raser

Râper 100 gr de savon d’Alep ou Marseille. Faire fondre dans une casserole avec un litre d’eau à feu doux. Ajouter 15 goutes d’une huile essentielle (lavande, mandarine, menthe…) et 1 c. à s. d’huile végétale au choix. Si nécessaire, passer au mixer et conserver dans un flacon à pompe. Secouer avant emploi.

 

Dentifrice à l’argile verte

Une recette de dentifrice élaborée uniquement à base de produits naturels, et surtout d’argile verte. L’argile a de nombreux effets bénéfiques comme le rétablissement d’un PH neutre, l’aide à la cicatrisation, et un pouvoir absorbant de mauvaises odeurs et de matière morte.

2 cc d’argile verte
1 cc de bicarbonate alimentaire
quelques clous de girofle

Bien mélanger l’argile et le bicarbonate. Ajouter les clous de girofle écrasés préalablement dans un mortier. Puis ajouter un peu d’eau jusqu’à obtention d’une pate lisse.

Il est possible de parfumer la préparation avec des huiles essentielles, arbre à thé ou citron, par exemple.

Se conserve environ une semaine. Pour plus de praticité, mettre la préparation dans un flacon pompe.

 

Lait démaquillant

Une simple base de lait de vache ou de lait végétal (soja, amande avoine, riz,…) suffit.

Ou peut y adjoindre un jus de concombre, une infusion de menthe, des H.E. Les recettes foisonnent sur internet mais la base est toujours la même.

 

Gommage

Mélanger 2 c. à café de semoule de blé fine avec 2 c. à  soupe de miel et quelques feuilles de menthe fraîche hachée.

Appliquer par petits massages circulaires.

 

Un yaourt pour gommer

Riche en lipides, le yaourt nature est un trésor de bienfaits pour votre peau. Utilisé en masque sur le visage, il aide par exemple à restaurer et à nourrir les épidermes les plus desséchés. Vous pouvez aussi l’utiliser en guise de gommage pour retrouver une peau toute douce en quelques instants…
La recette du gommage doux au yaourt : Mélangez 1/2 yaourt nature avec une cuillère à soupe de miel liquide. Appliquez sur le visage et laissez poser jusqu'à ce que le masque craquelle. Exfoliez ensuite du bout des doigts et rincez à l'eau claire avant d’appliquer votre crème hydratante habituelle.

 

Epilation orientale

Avec sa couleur dorée et son arôme de miel, la cire orientale est un vrai plaisir pour les sens ! Naturelle et hypoallergénique, cette recette millénaire a fait ses preuves. Elle laisse la peau douce et lisse pendant trois semaines. Le secret d'une cire orientale réussie ? Du sucre, du citron pour ses vertus désinfectantes, du miel pour adoucir la peau et une dose de pratique, car il est rare de réussir la cire au sucre du premier coup

Ingrédients :

50 gr de sucre semoule

15cl d’eau

Le jus d'un demi-citron

Une cuiller à soupe de miel

Préparation :

Disposez le sucre et l'eau dans une casserole à fond épais, mélangez et faites caraméliser à feu doux pendant 20’ environ. Lorsque le caramel blondit, versez-en une gouttelette sur votre plan de travail : si elle a une forme bombée et que vous pouvez la prendre entre les doigts et la presser, c'est signe qu'elle est prête à être utilisée. A ce moment, ajoutez quelques gouttes du jus de citron et le miel. Mélangez bien ! Versez ensuite 1 c. à s. de la préparation sur une plaque de marbre refroidie et légèrement huilée. Laissez la pâte refroidir ni trop ni trop peu (elle doit être à la température du corps, environ 37°). Confectionnez ensuite une boule de ce caramel et pétrissez-la pour la conserver souple et assez collante.

 

Crème adoucissante pour la peau

Mélanger dans un mortier 40 gr d’amandes amères, 20 ml de jus de citron, 10 gr de glycérine et 1 gr d’H.E. de citron.

 

Huile de beauté pour peaux sèches
HV amande douce 10 ml
HV jojoba 15 ml
HV germe de blé 5 ml
HE carotte 10 gouttes
HE palmarosa 8 gouttes
HE géranium rosat 6 gouttes

 

Gloss à lèvres
6 ml glycérine végétale
3 ml huile de ricin
1 ml Lanoline
Arôme au choix
Mélanger tout d'abord la glycérine et l'arôme.
Verser ensuite l'huile de ricin et la lanoline et bien mélanger.
Vous pouvez y ajouter des colorants, ou des paillettes
Verser dans un tube à pinceau applicateur.

 

Masque hydratant au miel (peaux sèches)

Ce masque fera du bien aux peaux sèches, maltraitées par les rigueurs de l'hiver et la chaleur du chauffage !

Ingrédients

2 cuillérées à café de miel non cristallisé : au besoin, le faire tiédir un peu

1 cuillérée à café d'huile de germe de blé ou d'huile d'argan

2 cuillérées à soupe de fromage blanc

Préparation

Dans un bol, bien mélanger les ingrédients et appliquer cette mixture sur la peau du visage et du cou.

Pose

Laisser poser 15 à 20 min environ. Rincer à l'eau claire ou en passant de l'eau de rose.

 

Des parfums maison

Idéalement, il faudrait disposer d’un alambic pour produire des huiles essentielles, mais l’on peut obtenir de bons résultats en laissant macérer des plantes dans de l’alcool à 80% dans du vinaigre de vin blanc. On parlera alors de vinaigre de toilette.

La macération durera une semaine dans un bocal fermé, à l’abri du soleil et à une température de 20-25°C environ. Filtrer et mettre en flacon.

Beaucoup d’associations et de mélanges possibles :

-          Pour 500 ml d’alcool à 80° : 30 gr de feuilles de géranium, 30 gr de lavande, 30gr de menthe, 30 gr de romarin et 30 gr de sauge

-          Pour 250 ml de vinaigre de vin blanc : 2,5 gr de vanille en poudre, 2 gr de cannelle en poudre et 0,5 gr de clous de girofle (= saveurs d’hiver)

-          Pour 250 ml de vinaigre de vin blanc : 40 gr de feuilles de lavande, 35 gr de thym, 25 gr de menthe et 5 gr de clous de girofle

-          Pour 250 ml d’alcool à 60~80° : 15 gr de feuilles de sauge, 15 gr de marjolaine, 15gr de romarin (= parfum de la Reine de Hongrie au 14°Siècle)

-          Pour un litre d’alcool à 80° : 3 gr d’H.E. de citron, 3 gr d’H.E. d’orange, 3 gr d’H.E. de bergamote, 2 gr d’H.E. de lavande, 2 gr d’H.E. de romarin et 20 gouttes de néroli (= Eau de Cologne)

Encore plus simple, travailler comme les parfumeurs au départ d’H. E. diluée dans de l’alcool à 80%. Bien agiter le flacon (fermé) et laisser reposer au moins une semaine à température ambiante à l’abri de la lumière.

Pour un flacon de 100ml avec spray, diluer les H. E. dans 95ml d’alcool à 80% (ou vodka à 40%) et 5ml de glycérine végétale (facultatif)

La glycérine par son effet hydratant et adoucissant va compenser l’effet asséchant de l’alcool.

Fraîcheur orientale pour hommes et femmes :

-          12 gouttes d’H. E. de patchouli

-          12                               vanille

-          8                                  géranium

-          8                                  lemongrass

-          12                                genévrier

-          20                                tangerine

-          20                                pamplemousse

Eau de toilette masculine  

-          46 gouttes d’H. E. de cèdre de l’atlas

-          19                               lavande

-          19                               ylang-ylang

-          4                                 cade

Eau de la reine de Hongrie

-          25 gouttes d’H.E. de romarin

-          20                               lavande

-          15                               bergamote

-          15                               orange ou citron

-          8                                 géranium

Il est également possible de travailler directement au départ d’un alcool fort au goût +/-neutre style vodka.

Attention aux H.E. à base d’agrumes, elles ont un effet photosensibilisant au soleil.

 

Déodorant corporel au citron et arbre à thé

Les mauvaises odeurs sont dues au mélange de bactéries et de sueur.

Contrairement à beaucoup de déodorants à base de sel d’aluminium qui bloquent la transpiration pour empêcher le mélange sueur/bactéries responsable des mauvaises odeurs ; ce déodorant va détruire les bactéries et laisser la peau transpirer naturellement.

Pour 100ml, mélanger 45ml de vodka à – 20 gouttes d’H.E. de citron

                                                                - 20                           d’arbre à thé

                                                                - facultatif : 10 gouttes de mandarine, 10 de pamplemousse et 4 de géranium

Rajouter ensuite 10ml de glycérine et 45ml d’eau distillée, mélanger à nouveau. Agiter avant chaque utilisation.

L’effet légèrement collant de la glycérine disparaît automatiquement dans les 4 à 5 jours de la fabrication.

 

La crème fraîche pour hydrater

Le film hydrolipidique qui recouvre la peau est un mélange de sébum, substance grasse, et de sueur. Une crème hydratante a une composition inspirée de celle du film hydrolipidique. C'est une émulsion constituée d'une phase grasse (comme de l'huile) et d'une phase aqueuse (comme de l'eau). La phase aqueuse apporte de l'eau à la peau. La phase huileuse nourrit la peau et forme une couche grasse qui empêche l'eau de s'évaporer de la peau

La première crème hydratante moderne est la crème Nivéa inventée en 1911.

 

Rien de tel que les matières grasses de la crème fraiche pour hydrater les zones les plus sèches de votre corps. Appliqué en masque, elle vient ainsi à bout des épidermes les plus desséchés. Pour les mains, elle fait des miracles !
Choisissez une crème fraiche épaisse entière. Mélangez-en 3 cuillères à soupe avec une cuillère à soupe d’huile d’amande douce et quelques gouttes de jus de citron. Appliquez ce mélange à l’aide d’un pinceau. Laissez poser une trentaine de minutes avant de rincer à l’eau claire.

 

Un citron pour blanchir les ongles

Le citron est un petit trésor de bienfaits pour les mains ! Il possède en effet des propriétés blanchissantes parfaites pour blanchir les ongles jaunis et les faire briller. Le citron favorise aussi leur croissance tout en les fortifiant.
La recette magique : Coupez un demi-citron et frottez vos ongles pendant plusieurs minutes avant de rincer. Pour les nourrir, vous pouvez également verser quelques gouttes d’huile d’olive dans le creux du citron avant de vous en servir.

 

Trois carottes pour bronzer

Grâce à sa richesse en vitamine C et en bétacarotène, la carotte à la côte pour vous donner bonne mine ! Elle donne une couleur hâlée à votre peau et aide aussi à lutter contre le vieillissement.
La recette de l’huile de massage bronzante : Lavez et pelez 3 carottes avant de les passer à la centrifugeuse. Versez le jus dans un mixeur et ajoutez 3 cuillères à soupe d’huile d’amande douce. Mixez quelques instants pour émulsionner le mélange et utilisez comme une huile de massage, notamment en guise d’après soleil. Parfait pour renforcer votre bronzage.

 

 Un blanc d'oeuf pour rajeunir

Vous venez de faire un gâteau et il vous reste un blanc d’œuf ? Ne le jetez pas et utilisez le pour redonne un coup de fouet à votre peau ! Il est en effet parfait pour raffermir la peau et créer un effet tenseur naturel.
La recette du masque liftant : Cassez un œuf et séparez le blanc du jaune. Battez le blanc à la fourchette et appliquez le délicatement à l’aide d’un pinceau après avoir effectué un gommage sur votre visage. Laissez sécher et retirez en rinçant à l’eau claire.

 

Un concombre pour assainir

Riche en vitamines, astringent et assainissant, le concombre est idéal pour matifier le teint et réguler les sécrétions sébacées. Il peut être utilisé en masque (les fameuses rondelles de concombre) mais aussi en lotion.
Recette de la lotion éclat au concombre : Faites bouillir 1/2 litre d’eau. Râpez un concombre bio et versez le dans l’eau bouillante. Laissez cuire 5 minutes puis filtrez l’eau ainsi obtenue. Utilisez-la en guise de tonique à l’aide d’un coton. Cette lotion se conserve 48h au réfrigérateur.

 

Petit rappel de chimie :

Les acides (Ph de 1 à 7) ont la faculté de libérer l’hydrogène (H+ de l’eau) Ils ont une charge positive, ils libèrent les protons = la charge positive de l’eau = H(+)).

Ex : HCL  +  H2O  => H3O(+)  +  CL(-)

H3O(+)  +  CaCO3  =>  H2CO3  +  Ca(++)   L’acide à la faculté de libérer l’hydrogène qui va s’associer avec le carbone du calcaire, le calcium du calcaire deviendra soluble dans l’eau.

Les bases (Ph de 7 à 14) ont la faculté de capter l’hydrogène (H+ de l’eau) Ils ont une charge négative, ils libèrent les ions = la charge négative de l’eau) et sont alcalins (neutralisent les acides)

Ex : NaOH  +  H2O  =>  Na(+)  +  OH(-)     (OH-  va permettre de capter protons, donc de neutraliser les acides, solubiliser dans l’eau les graisses, les protéines)

Alcalin = Substance chimique possédant un pH supérieur à 7.

 

La caractéristique principale d'une substance chimique basique est son aptitude à capter, dans l'eau, des ions hydrogène (H+).

Ex. : l’ammoniac dans l’eau : NH3 + H2O à NH4(+) + HO(-) à NH4OH = ammoniaque (= solution aqueuse d’ammoniac)

C'est également celle de libérer des liaisons hydroxyle (OH -). Un ion est un atome qui a soit gagné soit perdu un électron. Quand il a perdu un électron il devient positif c'est le cas par exemple de l'ion potassium (K+) ou de l'ion hydrogène. Quand il a gagné un électron il devient négatif (OH -). Dans la nature et dans l'organisme aussi, les bases sont susceptibles de donner des sels quand elles sont neutralisées par un acide. C'est le cas du chlorure de sodium (NaCL).

Les bases les plus connues et les plus utilisées sont la potasse (KOH = hydroxyde de potassium), la soude caustique (NaOH = hydroxyde de sodium) et l'ammoniaque (NH4OH = hydroxyde d’ammonium)